Cap sur 2018 pour l’une des réformes phares du Nouveau départ. Patrice Talon avance sans bruit et accumule les succès. La fusion de la gendarmerie et de la police pose…

Fusion de la gendarmerie et de la police :Talon ou l’audace de réformer

Fusion de la gendarmerie et de la police :Talon ou l’audace de réformer

Cap sur 2018 pour l’une des réformes phares du Nouveau départ. Patrice Talon avance sans bruit et accumule les succès. La fusion de la gendarmerie et de la police pose les jalons de l’avenir sécuritaire du pays. La nouvelle mesure touche un secteur névralgique. Une décision d’ampleur qui rappelle à tous que le chef de l’Etat est le moteur de la dynamique des mutations qualitatives. Sur la toile de fond de cette mesure, le courage s’allie à l’ambition.

Sous l’aiguillon de Talon, le Nouveau départ accouche de la Police Républicaine. Dans une démarche participative et une méthode inspirée du souci du consensus, le chef de l’Etat marque les esprits. Il était nécessaire de passer à l’unicité des forces pour éviter ce que le Général Félix Hessou, président de la commission d’étude de la création de la force unique, appelle « le cloisonnement des forces de sécurité intérieure du Bénin », source de paralysie dans un contexte de terrorisme et de grande criminalité. Avec la Police Républicaine, la Nation sera définitivement à l’abri des surenchères entre la gendarmerie et la police et des revendications catégorielles qui conduisent à une spirale inflationniste dommageable pour les finances publiques et périlleuse pour la paix sociale. A l’heure de la mondialisation et des défis sécuritaires globalisés, Talon inscrit la Rupture dans la nouvelle cadence et annonce la fin de « l’ère du policier ou du gendarme posté au bord de la voie ». Le chef suprême des armées étoffe sa posture d’homme d’Etat et tient la corde. Le charisme et l’audace ont brisé le tabou et bougé les lignes. L’absorption de la police et de la gendarmerie se feront au profit de la Police Républicaine. Plébiscité en mars 2016, Patrice Talon répond aux attentes sécuritaires du peuple. La politique novatrice, support des actions de la Rupture, touche la sécurité intérieure. La fusion des deux corps sensibles et historiquement différents, apporte la preuve supplémentaire de la capacité réformatrice de Patrice Talon.

Accompagner les réformes

Le Benin de Talon ne veut pas rester à l’arrière du train et être déconnecté. Les choses s’accélèrent sous d’autres cieux. La Belgique s’emballe pour la police intégrée et étudie les pistes pour refonder les forces de sécurité intérieure. En France, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a récemment évoqué une possible fusion entre le Gign (qui dépend de la gendarmerie), la Bri (Brigade de Recherche et d’Intervention Antigang qui est sous ordre de la police nationale) et le Raid (unité d’élite de la police nationale). Le président Patrice Talon est en phase avec les réalités du monde et mise sur un soutien sans faille des institutions de la République pour concrétiser cette réforme du Nouveau départ. Si le projet de la police républicaine est d’une vertu incontestable, seule la loi lui donnera cependant naissance. Car, sans l’aval du législateur, la réforme pensée par le « Brain trust » du Nouveau départ sera coincée à l’étape de rêve. Reste donc qu’au Palais des gouverneurs, les députés prennent le relais de l’action réformatrice de l’Exécutif. Le Général Félix Hessou a d’ailleurs à raison mis une petite pression sur l’Assemblée Nationale en évoquant les six projets de lois requis pour enfanter légalement la police républicaine. Le leitmotiv devrait être « tous pour les réformes ». Il faut accompagner Talon surtout que les failles sécuritaires exposent le pays à des pires déconvenues. La sécurité est une question existentielle. Le 21ème siècle a ses exigences.

G H (Coll)

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