Les résultats des examens de fin d’année au titre de l’année scolaire 2016-2017 sont proclamés. Ils restent meilleurs par rapport à ceux de l’année dernière. Ce qui réjouit tous les…

Amélioration des résultats des différents examens de 2017 : Les réformes redonnent de l’espoir au système éducatif

Amélioration des résultats des différents examens de 2017 : Les réformes redonnent de l’espoir au système éducatif

Les résultats des examens de fin d’année au titre de l’année scolaire 2016-2017 sont proclamés. Ils restent meilleurs par rapport à ceux de l’année dernière. Ce qui réjouit tous les acteurs du système éducatif dont la plupart pensent que les réforment engagées par le Gouvernement seraient à l’origine de cette amélioration des performances des élèves.

Le système éducatif béninois suscite de nouveau l’espoir de tous les acteurs. Les résultats du Certificat d’études primaires (Cep), du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et du Baccalauréat pour le compte de l’année scolaire 2016-2017 sont à l’origine de cette fierté. Les statistiques de cette année, le démontrent à suffisance. Au plan national, le Cep a enregistré un taux de réussite de 65,15% contre 41,98% en 2016. La même progression s’est observée au niveau du Bepc qui a donné 50,56% contre 16% l’année dernière. Les résultats du Baccalauréat 2017 se sont inscrits dans la même logique d’amélioration de performance. On note à ce niveau 41,78% de taux de réussite contre 30,13%. Ces résultats très encourageants ne sont pas le fruit du hasard.
A la suite des résultats catastrophiques l’année dernière, le Gouvernement avait pris ses responsabilités en décidant d’opérer des réformes dans le secteur éducatif pour redorer le blason de l’éducation béninoise. Ainsi, des mesures ont été prises à tous les niveaux pour que chaque acteur joue dorénavant plus efficacement son rôle. Des recrutements ont été faits pour pallier le manque criard d’enseignants dans le secteur. Des inspecteurs ont été recrutés pour mieux assurer l’encadrement. Certains instituteurs ont été même punis, l’année dernière, pour insuffisance de résultats. C’est le cas de 618 directeurs d’école primaire qui ont été relevés de leurs postes, déchargés et remplacés pour avoir obtenu 0% de taux d’admis lors du Cep 2016. Tous les directeurs ont donc travaillé au cours de cette année scolaire 2016-2017 sous la même menace de sanction. Résultat, aucun directeur d’école n’a donné 0% pour le Cep 2017.
Un réaménagement de calendrier scolaire a permis de faire passer les examens de Bepc et du baccalauréat avant celui du Certificat d’études primaires qui lui aussi passe avant les dernières compositions dans les écoles primaires. Toutes choses qui ont eu pour avantage de permettre aux instituteurs de bien finir les programmes dans les classes intermédiaires. Les nominations des premiers responsables pédagogiques dans les écoles et collèges cette année étaient plus règlementaires que par le passé.

Des bonds de plus de 60 points

Les réformes engagées ont donc commencé à produire leurs fruits, est-on tenté de dire. Le constat est encore plus reluisant quand on entre dans les statistiques au niveau des séries par rapport à l’examen du baccalauréat. Des candidats de certaines séries ont fait des bonds extraordinaires. C’est le cas de la série E dont le taux d’admis, cette année, est le plus élevé de toutes les séries alors qu’en 2016, on avait enregistré le taux de réussite le plus bas dans la même série sur l’ensemble des résultats : 9,09%. Soit un bond d’environ 66 points. Cette variation est aussi notée dans plusieurs autres séries. On est donc en droit de dire que les réformes impactent positivement le système éducatif.
Cependant, il reste des efforts à faire dans le système éducatif pour davantage de résultats. Dans les collèges publics, par exemple, les programmes des classes intermédiaires restent toujours inachevés. Le problème de manque d’enseignants reste aussi préoccupant malgré les efforts du Gouvernement qui a commencé le recrutement d’enseignants. D’autres recrutements sont d’ailleurs en vue. On note aussi le problème d’effectifs pléthoriques. La formation des enseignants reste aussi un des maillons faibles du système. Le nombre de professeurs vacataires est toujours supérieur au nombre des professeurs certifiés ou contractuels de l’Etat. Tous ces éléments montrent que les réformes doivent se poursuivre pour améliorer davantage le système.