Le gouvernement du Nouveau départ poursuit inéluctablement la lutte contre la mauvaise gouvernance et l’impunité. Ainsi, au-delà du dossier Léhady Soglo et bien d’autres qui constituent les grandes décisions du…

Rapport d’audit sur la gestion du Fonds National de Microfinance: Koutché et consorts bientôt assignés en justice

Rapport d’audit sur la gestion du Fonds National de Microfinance: Koutché et consorts bientôt assignés en justice

Le gouvernement du Nouveau départ poursuit inéluctablement la lutte contre la mauvaise gouvernance et l’impunité. Ainsi, au-delà du dossier Léhady Soglo et bien d’autres qui constituent les grandes décisions du dernier conseil des ministres du 02 août dernier, le dossier du Fond National de Micro-finance a refait surface. Dans ce registre, le Conseil des Ministres Ministre d’Etat, a suivi avec beaucoup d’attention le rapport de la mission d’audit organisationnel, comptable et financier du Fonds National de la Microfinance (FNM) au titre des exercices 2013 à 2016, présenté par le Secrétaire Général de la Présidence de la République. Eu égard au contenu de ce rapport, le gouvernement a instruit le Ministre de la Justice et de la Législation aux fins d’engager les poursuites judiciaires appropriées à l’encontre des responsables et complices des actes de mauvaise gouvernance au Fonds National de Microfinance (FNM). Il s’agit de: Vincent MICHODJEHOUN, président de la Commission Nationale de Coordination, d’Orientation et de Suivi du FNM ; de Komi KOUTCHE et Jean Comlan PANTI, anciens directeurs généraux du FNM ; de Franck DANDJINOU, directeur des opérations du FNM ; Babanonla EDENAKPO, ancien directeur de la Comptabilité ; et de Job OLOU ancien Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, ainsi que leurs complices.
Le gouvernement a également instruit le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales, en relation avec le Ministre de l’Economie et des Finances, aux fins de prendre les dispositions nécessaires aux fins des sanctions disciplinaires requises contre les agents de l’Etat mis en cause.
Selon les conclusions du rapport d’audit, il ressort que la gestion du Fonds National de Microfinance durant la période 2013-2016 a été émaillée de nombreuses irrégularités portant préjudice à l’Etat. Le rapport note en l’occurrence que : de graves irrégularités ont été relevées dans la gestion du Fonds, ayant occasionné des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards de FCFA ; la gestion du portefeuille de crédit a été désastreuse sur la période, avec des conditions de financement peu optimales et un montant total d’impayés évalués à près de 20 milliards de FCFA au 31 décembre 2016. La revue approfondie du portefeuille de crédits, selon le même rapport a permis d’identifier à la fin de l’année 2016, près de 23 milliards de FCFA de crédits irrégulièrement accordes par le FNM ; la gestion des marchés publics a été également entachée de graves irrégularités portant sur le défaut de mise en place du cadre institutionnel requis et la violation presque systématique des procédures de passation des marches. De façon spécifique, les contrôles ont permis de relever sur la période sous revue un montant total de 202 millions de FCFA de marchés de gré à gré passés sans autorisation préalable de la Direction Nationale de Contrôle des Marches Publics et des pratiques collusoires sur des marches publics évalués au total à 197 millions de FCFA. Selon le rapport, des insuffisances du dispositif de contrôle interne n’ont pas permis d’assurer la qualité de certaines dépenses. La mission d’audit a identifié des dépenses jugées non pertinentes et non justifiées, portant sur un montant total de 315 millions de FCFA ; la gestion de la trésorerie du Fonds qui aurait été aussi affectée par de graves défaillances.

Yannick SOMALON

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