Les principales réformes que le gouvernement de la rupture a initiées afin d’impulser une nouvelle dynamique au pays, sont en train d’être une à une combattues par une catégorie de…

Mise en œuvre des réformes du Nouveau départ : Des Béninois refusent de consentir leur part de sacrifice

Mise en œuvre des réformes du Nouveau départ : Des Béninois refusent de consentir leur part de sacrifice

Les principales réformes que le gouvernement de la rupture a initiées afin d’impulser une nouvelle dynamique au pays, sont en train d’être une à une combattues par une catégorie de Béninois réfractaires à l’autorité. Ces derniers, par le biais de structures interposées, crient haro aujourd’hui sur ces réformes à cause des exigences comportementales qu’elles regorgent. Des compatriotes ne semblent donc pas prêts pour consentir les sacrifices nécessaires.

Les quelques notes salées qui sont inhérentes à la mise en œuvre des réformes telles que conçues par le gouvernement de la rupture, suscitent des remous dans le rang des syndicats et au sein d’une certaine classe politique. Or, ce sont ces réformes qui, aujourd’hui, font manifestement l’objet de contestations dans des milieux insoupçonnés. Ces réformes que le Président Patrice Talon, alors candidat, avait développées avec brio pendant sa campagne en 2016. Puisque c’est lui qui a été proclamé élu Président au terme du processus électoral. De toutes les façons, le candidat « Agbonnon » avait réussi à surclasser ses rivaux d’alors sur cette base réformiste. Simplement parce que les compatriotes qui sortaient d’un système pourri (où des fraudes massives étaient notées dans les concours, la corruption a gangréné tous les compartiments de l’administration publique et était généralisée), ne souhaitaient qu’un nouveau système pour rompre avec un certain nombre de pratiques unanimement décriées. Mais dix-huit mois seulement après que quelques pans de ces réformes sont dévoilés, et c’est encore des récriminations de toutes parts. Plusieurs organisations des travailleurs épaulées par un regroupement de partis politiques montent depuis quelques temps au créneau pour dénoncer de prétendues failles que comporteraient ces réformes. Voilà la quintessence de la plupart des manifestations de l’opposition et des mouvements de débrayage qui sont observés dans l’administration publique. Tout semble orchestré par les commanditaires de ces manifestations sur le terrain pour démontrer à l’opinion nationale et internationale que la gouvernance de la rupture est bancale et que les réformes ne sont pas opportunes. Or, tout Béninois patriote sait que le secteur de la santé par exemple, est en proie à de graves dysfonctionnements qui compromettent son efficacité. Selon un diagnostic jadis posé en 2015 – 2016 par l’équipe du Nouveau départ lors de la campagne présidentielle, il ressortait qu’il y avait entre autres « une quasi-absence de protocoles normatifs dans les pratiques médicales ; une quasi-absence du contrôle de la qualité des soins fournis aux patients et une politisation à outrance du secteur ». Il urge alors que des mesures clés soient prises pour minimiser les insuffisances jadis contenues dans la politique nationale sanitaire. Le même diagnostic a été également posé dans chacun des autres secteurs de l’économie nationale et a suscité des mesures clés tout comme dans le système sanitaire du pays. Indubitablement, la mise en œuvre de ces mesures clés proposées par le Nouveau départ pour colmater les brèches, va demander de la part de la population son accompagnement et va demander de consentir un sacrifice. Car, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. C’est ce qui ne semble pas être le cas, vu les frondes sociales qui sont en train d’être organisées et qui polluent la vie de ces mesures clés que le gouvernement apporte.
Sounkoto AGBAHOUNZO/LE GRAND MATIN

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