Candide Azannaï, ancien ministre Son nom rime avec le courage politique. Candide Azannaï a surpris plus d’un en démissionnant de son poste de ministre délégué auprès du Chef de l’Etat…

Année 2017 : Ceux qu’on n’a pas vu venir

Année 2017 : Ceux qu’on n’a pas vu venir

Candide Azannaï, ancien ministre

Son nom rime avec le courage politique. Candide Azannaï a surpris plus d’un en démissionnant de son poste de ministre délégué auprès du Chef de l’Etat chargé de la Défense. Un acte plutôt rare chez les politiciens béninois. Moins de deux ans après l’avènement de la Rupture, ce soutien de première heure de Patrice Talon a rompu les amarres avec le Nouveau départ. Quelques mois après sa démission du gouvernement, son parti « Restaurer l’espoir » a tenu un congrès pour clarifier sa position sur l’échiquier politique national. « Nous sommes une opposition pure, nette et claire », a déclaré Candide Azannaï lors du Conseil national ordinaire de son parti tenu à Abomey le 07 octobre dernier. Il entend mener une « opposition virile » pour l’intérêt général, parce qu’il est à l’écoute du « peuple meurtri ». « Seuls, nous avancerons et nous devons nous appuyer sur les plus braves parmi nous, et au sein de la population. Et nous avons les capacités de cette opposition, les capacités intellectuelles, les ressources, les réseaux, l’expérience et l’ancienneté », a martelé le président de Restaurer l’espoir. Son audace est apprécié par plus d’un. Depuis sa démission du gouvernement, il ne manque d’effectuer des sorties sporadiques au domicile de tel ou tel acteur politique supposé de l’opposition.
 
Loth Houenou, Pdt du Pvr

Il est connu par la radicalisation de sa position vis-à-vis du pouvoir aux premières heures de la Rupture. A travers ses conférences de presse et ses messages audio sur les réseaux sociaux notamment whatsApp, Loth Houenou ne fait pas dans la dentelle quant aux piques qu’il envoie au Pouvoir de Patrice Talon. Mais ceci n’aura duré que quelques mois. D’avril 2016 à novembre 2017, le voici les deux pieds dans la mouvance, soutenant les actions du gouvernement Talon. Et, avec sa tournée à l’intérieur du pays pour sensibiliser les populations sur le Recensement administratif à vocation d’indentification personnelle (Ravip), Loth Houenou aura étonné plus d’un.

Mohamed Atao Hinnouho, député Réseau Atao

L’élu de la 15e circonscription est depuis peu au cœur d’un scandale qu’on peut nommer, l’affaire de faux médicaments. En effet, suite aux révélations d’un suspect interpellé qui a indiqué à la police que son fournisseur est l’épouse du député Mohamed Atao Hinnouho, la police  a opéré une perquisition dans  des magasins appartenant au député proche de l’opposition. Cette opération a permis la saisine de plusieurs tonnes de supposés faux  médicaments. Bien que ses avocats le présentent comme un importateur et distributeur agréé de médicaments puisque détenteur d’un certificat de mise en consommation, l’affaire a pris une autre  tournure avec la convocation du député et sa compagne pour « obstruction et entrave ». Mais ils ne se sont pas présentés. Les observateurs avertis de la vie politique béninoise attribuent cette affaire à son engagement dans l’opposition parlementaire. Il fait partie des députés qui ont voté contre la révision de la Constitution. Depuis cette affaire, Atao Hinnouho est dans le marquis. Certains l’annoncent du côté du Nigéria. Son poste à l’Assemblée reste à ce jour vacant.

Rosine Soglo, député Rb-Rp

Elle a été à l’origine du mouvement antirévisionniste de la Constitution, en déclarant le 04 avril 2017, à l’Assemblée nationale, lors du vote de recevabilité ou non du projet de révision de la Constitution, que tous les députés, y compris elle-même auraient pris de l’argent pour voter la recevabilité du projet rédigé par le gouvernement Talon. Une fracassante déclaration qui a réveillé l’attention du peuple et qui finalement a abouti au rejet de la révision de la Constitution. Ce fut le début de son calvaire. Elle assiste impuissante à la révocation de son fils Léhady Soglo, de la tête de la municipalité de Cotonou, mais également à l’explosion et à la scission de son parti politique la Renaissance du Bénin en deux ailes. Les sorties médiatiques de son époux Nicéphore Soglo n’ont pu arranger leur situation qui visiblement serait la conséquence directe de son instigation et de son rejet de la révision de la constitution.

Sam Adambi, ministre des Mines

Précédemment coordonnateur du Projet d’Urgence de Gestion Environnementale en Milieu Urbain (PUGEMU/Bénin),  Sam Adambi s’est illustré sur le terrain de réalisation des projets entrant dans ce cadre. Ce qui lui a peut-être valu la confiance du Chef de l’Etat, Patrice Talon qui l’a admis dans son second gouvernement comme ministre en charge de l’eau et des mines. A ce poste, l’ancien élu de la 8e circonscription, a tout de même annoncé les couleurs en lançant le Programme eau, hygiène et assainissement (Proseha2) qui vise à améliorer l’accès équitable et durable de la population, en particulier les défavorisés, aux services d’approvisionnement en eau potable.

T-Boy, artiste chanteur

C’est un artiste qui s’est récemment révélé au public béninois à travers le morceau ‘’Tré lé-lé’’.‘’Tiboy’’ fait tabacs dans l’arène musicale. Boris Nicoué à l’état civil, il est un jeune talent de la musique urbaine béninoise.  A ses débuts, il se fait surtout remarquer dans une collaboration avec Young CCB et le beatmaker PERRY sur le titre  « Migba Do Tchin » avec lequel il écume de nombreuses scènes courant 2015. Son single «Tré lé-lé », qualifié par certains amoureux de la belle zik comme le single de l’année, à peine sorti fait déjà le tour de toutes les plateformes de téléchargement à savoir Youtube, Facebook, Twitter et autres. La  mélodie envoutante et dansante de ce morceau accroche plus d’un et régale les mélomanes d’ici et d’ailleurs. T-Boy inscrit déjà à pas feutré son nom dans les annales de la musique béninoise.Mine de rien, T-Boy semble porter en son talent l’espoir de la musique béninoise aux côté des Fanicko et autres.

Serge Mahouwèdo Ahissou, ministre de l’industrie et du commerce

2017 a révélé le ministre de l’industrie et du commerce Serge Ahissou. L’homme est sorti subitement de l’anonymat à la suite de la formation du deuxième gouvernement de Patrice Talon. Précédemment Directeur de cabinet du ministre de l’Economie numérique et de la communication, ce digne fils de Dangbo,  était un grand cadre de l’Office des postes et télécommunication  (Opt) devenu  Bénin Télécoms SA et autre  Bénin Télécoms Infrastructures SA avec à son actif seize ans d’ancienneté au service de l’administration et surtout des innovations techniques et technologiques. Il a fallu qu’il soit promu ministre pour que la grande masse des Béninois sache qu’il était en réalité membre du Parti du renouveau démocratique (Prd). Apparemment, Me Adrien Houngbédji a bien caché son jeu. Mais peut-être aussi que pour ce fils de la Vallée, c’est Dieu qui a dit que son heure a sonné.‘’Mahouwèdo’’

Laurent Mètongnon, syndicaliste

Qui aurait cru que le communiste et Secrétaire général de la Fésyntra-Finance déjà à la retraite va connaître à nouveau l’amère expérience de la prison comme cela a été le cas durant la période révolutionnaire ? Cela fait plus d’un mois que Laurent Mètongnon est gardé à vue dans une affaire de placement hasardeux de 17 milliards de la Cnss à la Bibe alors en faillite ou sur le point de l’être contre des rétro-commissions, selon les charges qui sont retenues contre lui. Laurent Mètongnon qui était le Président du Conseil d’administration de la Cnss au moment des faits nie avoir perçu le moindre kopeck. L’affaire qui devrait connaître une évolution le 19 décembre dernier est encore loin de livrer tous ses secrets. Cités à comparaître mardi dernier, Laurent Mètongnon et ses co-accusés ont refusé de déclarer leur identité parce qu’ils estiment que pour avoir, dans une lettre demandé la récusation du juge RodoplheAzo en charge du dossier, ce dernier devrait en être dessaisir à cause de ses accointances avec le pouvoir et plus précisément le Garde des sceaux. Le juge ayant refusé de se déporter, les avocats de la défense ont évoqué une exception d’inconstitutionnalité. Le dossier est donc renvoyé au 30 janvier. Laurent Mètongnon passera la nouvelle année en prison. Son mérite, c’est que depuis l’éclatement de cette affaire, il aurait pu fuir comme d’autres. Mais Mètongnon, en bon communiste a préféré faire face à la justice de son pays.

Moussa Saka, opérateur économique

Très connu pour sa générosité légendaire dans la commune d’Adjarra et environs, Moussa Saka est le digne fils de feu Aricoché Super dont les nombreux actes de développement ne sont plus à démontrer à Porto-Novo, Adjarra et ailleurs. Membre du parti du Renouveau démocratique (Prd), il a été l’un des chevilles ouvrières de la parfaite réussite de l’organisation de l’Université du Prd tenue à Dangbo en octobre dernier. Son engagement et sa générosité envers le parti, ont milité en faveur de sa romotion au poste de vice-président du Prd lors du 4e congrès du parti tenu début décembre. Avant même que cette promotion ne soit rendue publique, le numéro 1 du Prd, Me Adrien Houngbédjia publiquement, dans son discours d’ouverture  du 4e congrès ordinaire et ce devant les différentes personnalités, remercié la famille Saka et plus précisément Moussa et Razack Saka pour leurs contributions importante à la réalisation du nouveau siège du parti.

Frédéric Joël Aïvo, doyen de la Fadesp

L’Agrégé des facultés de droit, Frédéric Joël Aïvo a marqué l’année qui s’écoule à travers une présence très remarquée. Cet universitaire qui reste l’un des meilleurs constitutionalistes du continent africain avait pris une position déterminante dans le débat sur la révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Ses éclairages et ses précisions ont dû influencer le choix de plusieurs parlementaires qui n’avaient pas forcément la meilleure lecture du projet de révision de la Constitution que le gouvernement entendait imposer. Président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), Frédéric Joël Aïvo a aussi organisé grâce à cette association, plusieurs ateliers de réflexions sur des sujets de grande préoccupation. Il a en effet pu réunir des universitaires, des acteurs politiques et des acteurs de la société civile pour faire le bilan du processus de démocratisation au Bénin, la gouvernance publique ou encore l’engagement de la femme en politique. Des actions d’éclat qui donnent davantage de visibilité à ce talentueux universitaire dont la renommée internationale n’est plus à démontrer.

Reckya Madougou, ancien ministre

L’ancienne Garde des Sceaux, Reckya Madougou s’est encore affirmée cette année. Conseillère Spéciale de deux Chefs d’Etat africains dont le président Faure Gnassingbé, elle est très influente au sein du palais présidentiel de Lomé. Reckya Madougou joue d’ailleurs un rôle déterminant dans les négociations lancées par le président togolais pour endiguer les tensions politiques en cours. Elle est aussi très engagée aux côtés de la jeunesse. L’ambassadrice de l’initiative Unitlife pour l’Afrique s’est rendue disponible pour les jeunes décidés à embrasser l’entrepreneuriat au Togo et au Bénin. Elle a en effet animé ces derniers mois plusieurs ateliers sur le leadership politique des jeunes et l’engagement des femmes en politique.

La Rédaction

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