Le bilan des avancées enregistrées dans les institutions ministérielles après deux ans de gouvernance du chef de l’Etat Patrice Talon, se poursuit sur la chaine de télévision nationale, ORTB. Ce…

Deux ans de gouvernance à l’ère de la Rupture: Voici comment Talon et Agbénonci ont révolutionné la diplomatie béninoise

Deux ans de gouvernance à l’ère de la Rupture: Voici comment Talon et Agbénonci ont révolutionné la diplomatie béninoise

Le bilan des avancées enregistrées dans les institutions ministérielles après deux ans de gouvernance du chef de l’Etat Patrice Talon, se poursuit sur la chaine de télévision nationale, ORTB. Ce vendredi 13 avril, c’est le chantre de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, qui s’est prêté à l’exercice. Très décontracté, celui qui a redoré le blason de la diplomatie béninoise en deux ans, a présenté le tableau assez convaincant des grandes actions qui posent désormais la diplomatie en porte-étendard de la révélation du Bénin au monde. Le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération en a profité pour convier les populations à l’unité pour le développement du pays.

A l’ère du Nouveau départ, plusieurs actions ont été menées par le Ministre Aurélien Agbénonci pour permettre à la diplomatie béninoise de regagner sa crédibilité au plan international. La doctrine de la diplomatie, explique le Ministre, se repose sur quatre piliers à savoir, la défense des intérêts, la modernisation de la diplomatie béninoise pour en faire un instrument de développement, de mobilisation des investissements, de ressources et un instrument de rayonnement. L’un des points clés de cette doctrine est aussi la participation de la diplomatie à la construction de l’intégration africaine et enfin, la consolidation des bases de la paix et de la sécurité dans le monde. Des actes forts ont été marqués sur le plan de la modernisation de la diplomatie. Il s’agit, entre autres, de l’allègement des tracasseries et de la durée de délivrance des documents de voyages. Le Ministre Agbénonci a rappelé qu’auparavant, un Béninois résidant à l’étranger devrait revenir au pays pour se faire établir ou renouveler son passeport, et faire face à une période allant de 3, 6 à 9 mois pour cette mesure. Mais la promesse faite par le Président de la République, Patrice Talon, pour amoindrir les tracasseries a été tenue. Depuis fin mars 2018, continue-t-il, l’établissement du passeport à un Béninois de la diaspora se fait dans un délai maximum de 15 jours quand toutes les pièces sont au complet. La ville de Paris, en France, a été la phase pilote de cette réforme. Pour améliorer ce système, des missions foraines sont prévues pour permettre aux compatriotes de se doter de ces pièces et la mise en place d’un dispositif pour signaler les disfonctionnements. Les stratégies seront aussi mises en place pour lutter efficacement contre les actes civils délivrés avec complaisance.

Une nouvelle carte diplomatique
La carte diplomatique a été redimensionnée au cours des deux ans de gouvernance du Président Talon. A en croire son ministre des Affaires étrangères, la carte diplomatique obéit à deux principes. Il doit s’adapter aux ressources du pays et devenir un instrument de mobilisation de ressources. Compte tenu de ses principes, la carte diplomatique actuelle touche toutes les parties du monde dynamique. Le ministre a illustré cette avancée en saluant la mémoire de deux dignes diplomates, Luis Ignacio Pinto aux Etats-Unis et Michel Ahouanmènou à Paris, qui ont fait de grands investissements pour les représentations diplomatiques béninoises. Il a aussi annoncé la réouverture de l’ambassade du Bénin à Cuba et le maintien de la représentation diplomatique à Havane. Selon le ministre, les pays se sont adaptés à cette carte diplomatique au gré de leurs besoins, et ont répondu à la vision du chef de l’Etat liée au renforcement de la diplomatie béninoise. Une approche qui ne contraint pas le Bénin de s’adapter au choix politique de tous les Etats.

Une diplomatie économique en émergence
Le principe sacro-saint du Président de la République qu’est la gestion axée sur les résultats est largement suivi par les représentants de la diplomatie béninoise à l’étranger. Un programme d’immersion qui répond au principe du « Do-Don’t », « ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire », leur est inculqué avant qu’ils ne rejoignent leur poste. En mars 2017, des lettres de missions leur ont été envoyées avec pour exigence d’établir 3 partenariats stratégiques économiques, 2 partenariats de coopération décentralisée entre deux communes du Bénin et celles de leur pays de résidence, et des activités culturelles pour promouvoir la culture béninoise et révéler le Bénin. A partir des rapports, des évaluations ont été faites avec pour conséquences, des sanctions positives et des avertissements. Toujours sur le plan de la diplomatie, il est organisé un briefing diplomatique, tous les trimestres. Un accent particulier a été aussi accordé au siège du ministère des Affaires étrangères qui est devenu la vitrine du Bénin. Dans ses locaux est organisée, tous les mois, une exposition d’œuvres d’arts des artistes béninois. C’est à cette occasion que se tient la Journée Portes ouvertes, tous les samedis du second mois. A la fin de l’opération, il est procédé à l’acquisition de deux œuvres, une de l’artiste bien connu et l’autre de l’artiste peu connu qui ont participé à l’exposition. Ces œuvres acquises servent de fond d’œuvres dans les ambassades et au ministère et constituent un moyen pour vendre les artistes béninois. Une avancée qui connaît l’assentiment des artistes, fiers de cette réforme et de se faire connaître au monde. Outre cet aspect culturel qui donne une nouvelle image à la diplomatie, figurent aussi d’autres actions comme la suppression de visa de court séjour pour les ressortissants africains qui a démarré fin août 2016. Cette approche qui est désormais effective dans l’espace CEDEAO mais aussi avec le Rwanda et le Kenya, favorise le rapprochement et les partenariats entre Africains. Il y a aussi l’ambition de faire de l’éducation un outil diplomatique à travers la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir-CIIS (Sèmè-City). La modernisation du visa en visa électronique, e-visa, qui démarre courant le mois d’avril 2018, reste aussi l’une des perspectives de la diplomatie économique.

Les réformes au MAEC
Le Ministère des affaires étrangères et de la coopération n’est pas épargné des réformes. Le patron de la diplomatie explique que le ministère a subi plusieurs transformations qui ont été saluées par les ambassadeurs en visite au Bénin. « Nous avons modernisé la maison, agi sur certaines apparences. Des propos des ambassadeurs et des ministres en visite chez nous sont réconfortants… », dit-il. Outre l’aspect physique, le renforcement de capacités de son personnel a aussi été de mise à travers l’instauration d’un code vestimentaire, l’élaboration et la planification des sessions de formation, la rationalisation des dépenses sans impact négatif sur les résultats, le virement des salaires entre le 15 et le 20 du mois en même temps que les fonctionnaires au pays. Ces réformes ont engendré une réduction passant de 6 milliards à 4 milliards en termes de dépenses liées aux ambassades, avec 100 compatriotes rappelés des ambassades qui ne fonctionnent plus ou ne sont plus nécessaires. Aussi, la délégation à l’Assemblée générale des Nations-Unies à New-York qui comportait 33 membres est passée à deux membres, l’année dernière. Une nouvelle philosophie, « l’utilité », a été adoptée pour les voyages officiels et permet aux autorités de se rendre où « la présence du Bénin est utile et nécessaire ». Ces réformes qui engendrent des grincements de dents des syndicalistes n’exclut pas le maintien du dialogue. « J’ai du respect pour les syndicalistes du ministère. Je les écoute beaucoup. Avec eux, je fais un diagnostic des problèmes. Le dialogue est permanent même si je déplore quelques excès », explique Aurélien Agbénonci.

Renforcement de la coopération avec le Nigéria, le Togo, le Niger et le Burkina-Faso
La coopération entre le Bénin et les pays frontaliers est d’une parfaite réussite. En ce qui concerne le Nigéria, plusieurs actions illustrent l’excellente relation entre les chefs d’Etat, Talon et Buhari. Il s’agit, entre autres, de la résilience du Bénin face à la récession au Nigeria grâce aux mesures qui ont été prises et qui ont permis d’anticiper sur la situation. L’exemplarité de cette relation est aussi remarquée avec ses pairs du Togo et du Burkina-Faso. Le Président Talon s’est rendu au Togo même avant son investiture et entretient de très bons rapports avec le Président Faure Gnassingbé. Il est déjà allé au Niger 3 fois. Au Burkina, il a été fait Grand-Croix. « Je préfère voir mon Président sur les dossiers du pays que dans la figuration à l’international. La rencontre aujourd’hui n’est plus nécessairement physique. Le Président Talon n’a aucune aversion pour les voyages, pour les sommets mais il faut trouver un équilibre », ajoute le ministre Agbénonci. Il a saisi cette occasion pour se prononcer sur l’absence totale de visite des chefs d’Etat au Bénin. « La diplomatie n’est pas du spectacle. Nous avons trouvé les édifices publics dans un état qu’il faut réfectionner. Et nous, nous y employons. Je préfère les démonstrations par les faits. Vous verrez bientôt des chefs d’Etat en visite ici. La forme, la force d’un Etat ne se mesure pas à l’aune des visites des chefs d’Etat étrangers », clarifie Aurélien Agbénonci.

Le Bénin, véritable acteur de la libre circulation des personnes
Le Bénin est bien dans la logique de l’intégration africaine. Le ministre a profité de son passage sur la chaine de télévision nationale pour évoquer l’anticipation du Bénin sur la libre circulation des personnes. Plusieurs actions ont été menées pour faire connaitre cette ambition, notamment, la signature de la déclaration de Kigali avec pour demande des études préalables complémentaires pour la signature du traité de la ZLEC, la participation au soutien du retour du Maroc dans l’Union Africaine et son alignement sur la position communautaire pour ce qui concerne son admission à la CEDEAO, la participation de ses troupes aux opérations de maintien de la paix.

Positionnement des Béninois dans les institutions internationales
La mise en place de la nouvelle doctrine à l’ère de la rupture porte ses fruits. Elle se traduit par la disponibilité du gouvernement à accompagner tous les Béninois qui ont un bon profil pour ces postes répertoriés. « Le Chef de l’Etat a toujours été prompt. Le Bénin doit rayonner aussi par le positionnement de ces cadres dans les institutions et organismes internationaux », précise-t-il. Le ministre explique qu’un point focal installé au ministère des affaires étrangères est chargé de recenser les opportunités afin de les répercuter sur les citoyens. Les meilleurs profils sont sélectionnés et les communications en conseil des ministres suivent pour les porter. Cette démarche a conduit au positionnement de deux cadres béninois dont, Reine Gansou Alapini, juge à la CPI et de Alain Noudéhou, Sous –Secrétaire Général des Nations-Unies au Sud- Soudan chargé des questions humanitaires. Pour finir, le ministre Aurélien Agbénonci a convié les populations à l’unité pour parvenir au rayonnement du pays. « Le rayonnement d’un pays passe aussi par le respect et l’amour du pays. Cela passe par l’unité. Ne dénigrons pas notre pays. Ne touchons pas au prestige de notre pays. Ne sacrifions pas l’image de la République. Les ambitions politiques ne doivent pas nous faire écorner l’image du pays, le prestige du pays. Ces deux notions doivent transcender les ambitions politiques…Respectons le Bénin », conclut-il.

Rastel DAN

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