(Les donneurs sollicités) Il y a pénurie de sang dans les hôpitaux. C’est du moins ce qu’a confié à votre journal, Ephrem Kpadé, contrôleur de commerce, président communal de l’Association…

Conséquence de l’affaire «Kinninsi» et de la grève : Pénurie de sang dans les hôpitaux

Conséquence de l’affaire «Kinninsi» et de la grève : Pénurie de sang dans les hôpitaux

(Les donneurs sollicités)
Il y a pénurie de sang dans les hôpitaux. C’est du moins ce qu’a confié à votre journal, Ephrem Kpadé, contrôleur de commerce, président communal de l’Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. «Ce n’est pas seulement dans l’Ouémé et le plateau. La pénurie est générale. Les demandes que nous recevons hors des deux départements confirment la pénurie dans les autres départements. A l’heure où je vous parle, je suis à la banque de sang pour le contrôle. J’ai devant moi des gens qui ont quitté Dékanmè, Zinvié, Pobè, Cotonou, Comè. Ça  veut dire que dans chacun de ces départements, il y a pénurie», confie-t-il. A l’entendre, cela s’explique par «la période de pointe» que traversent chaque année les banques de sang. Seulement,  se désole le président, «nous ne sommes pas encore de plein pied dans la période de pointe. La période de pointe est une période dans laquelle la demande devient forte. La banque de sang peut recevoir 150 demandes et ne satisfait qu’une soixantaine. C’est une période de pluie intense qui entraîne l’augmentation du taux de paludisme chez les enfants d’où l’anémie».

Du Kinninsi et des poches de sang

«Cette année, la situation est particulière à cause de l’actualité du kinninsi et aussi des grèves dans les lycées et collèges, principaux donneurs», affirme le président communal de l’Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. Pourtant, martèle-t-il, contrairement à ce que ‘’beaucoup’’ croient, «le sang prélevé dans nos poches ne saurait faire objet de la nourriture de kinninsi». En effet, explique Ephrem Kpadé, la poche de sang contient en elle-même un liquide qui contient du sel. La poche, poursuit-il, depuis sa fabrication, contient un anti coagulant. «Le vodoun kinninsi a un principe actif et au nombre des étapes pour lui donner le sang d’un être, le sang salé ne lui est pas favorable», va-t-il renseigner.

Appel à la population

«Il existe une sécurité transfusionnelle depuis le prélèvement du sang chez le donneur, en passant par les analyses effectuées sur ce sang, la préparation du produit sanguin, le convoiement à la banque de sang pour la cession, la transfusion proprement dite, son suivi, le retour de la poche vide jusqu’à la destruction de la poche dans l’incinérateur approprié», informe Ephrem Kpadé. Selon son propos, les poches de sang sont codées et une poche de sang retrouvée n’importe où peut être retracée jusqu’au jour de son ravitaillement en sang. A l’entendre, l’heure est grave. Il faut sauver des vies. «J’invite nos donneurs de sang à sortir de leur réserve. Le sang donné sert effectivement à ce que de droit, sauver des vies», rassure-t-il.

C.K

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