(La Rupture également convaincue de l’existence de pétrole au Bénin) Le sous-sol béninois regorge du précieux liquide qui fait la richesse du grand voisin de l’Est. Le gouvernement de la…

Recherche et exploitation de champs pétrolifères : Talon en phase avec la vision Yayi

Recherche et exploitation de champs pétrolifères : Talon en phase avec la vision Yayi

(La Rupture également convaincue de l’existence de pétrole au Bénin)
Le sous-sol béninois regorge du précieux liquide qui fait la richesse du grand voisin de l’Est. Le gouvernement de la Rupture, tout comme celui défunt de Boni Yayi, semble en être convaincu. C’est qu’il faut retenir du relevé du Conseil des ministres d’hier, mercredi 27 juin, par la prise de décret portant création de l’Unité d’appui à la gestion des affaires pétrolières (Uagap).Cette structure,qui sera constituée d’experts, a pour vocation de renforcer les ressources humaines disponibles au niveau du ministère de l’eau et des mines pour conduire avec plus d’efficacité les dossiers en vue de la relance des activités de recherche et d’exploitation. On risque donc d’assister dans les tout prochains jours à la recherche version nouveau départ de l’or noir aux larges de Sèmè. Mais pour quel résultat ?

De tout temps, les gouvernements successifs ont déployé de grands moyens pour la découverte et l’exploitation de l’or blanc dont les recettes devraient constituer une manne importante pour soutenir le budget national. Plus que ses prédécesseurs, l’ancien président Boni Yayi y a cru fortement en signant avec Sapetro un contrat de recherche et d’exploitation. On ne peut pas être si proche du Nigéria, partager plus de 700Km avec ce géant du pétrole et avoir un sous-sol aussi aride, avait coutume de dire l’ancien Chef d’Etat. L’espoir était permis avec la signature de contrat avec Sapetro. Pour donner la preuve de sa bonne foi, le groupe nigérian avait même préfinancé l’achat d’un hélicoptère pour, disait-on, mener avec efficacité ses travaux de recherche et d’exploitation. Les travaux entrepris ont abouti au forage de trois puits. Le premier du nom de WS5 n’a donné que de l’eau après perforation. Le second du nom de E.S.4 au cours de son exécution, déjà arrivée presque à terme, a connu des difficultés au dernier moment alors qu’il s’était avéré positif avec un minimum de production 4.500 barils/jour.Le troisième quant à lui, n’a connu presque pas de complication jusqu’à sa perforation. Sa capacité de production est d’environ 2500 barils/jours. Mais l’exploitation proprement dite n’a jamais été une réalité. L’hélicoptère a tout le temps servir de moyen de déplacement au président Boni Yayi avant de finir sa course sur le stade municipal de Djougou alors qu’il avait à son bord l’ancien premier ministre Lionel Zinsou. On en était là quand, subitement, Sapetro plie bagage et rompt son contrat avec le gouvernement Yayi. Raison évoquée, la quantité de pétrole découverte est insuffisante pour nécessiter une exploitation. Selon les estimations de Sapetro, le pétrole découvert nécessitera un investissement 67 millionsde dollars US, pour une rentabilité estimée à 40 millions de dollars US ». Une situation nullement rentable pour la compagnie qui a déjà investi environ 564 millionsde dollars US dans les travaux d’exploration contre une prévision initiale de 280 de millions dollars US.

C’est ainsi que le rêve d’un Bénin au sous-sol riche en pétrole s’est évaporé. D’autres compagnies pétrolières comme la Canadienne NS Oil, l’Américaine, Elephant Oil et la Mauricienne Signet Petroleum continuent toujours d’entretenir l’illusion en procédant à des recherches sismiques que ce soit en haute mer (Offshore) que sur la terre ferme (On Shore). C’est dans un tel contexte que le gouvernement de la Rupture, certainement en quête de ressources pour la réalisation du Pag, met en place l’Uagap. Nul doute que de gros moyens seront encore une fois mis à la disposition de cette structure pour la recherche d’une richesse qui se révèle de plus en plus être une chimère.

M.M

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