La Commission électorale nationale autonome (Cena) est citée dans une affaire qui pourrait bien être un nouveau scandale financier. L’institution en charge de l’organisation des élections au Bénin qui est…

Supposées malversations à la Cena : Emmanuel Tiando et son équipe doivent s’expliquer

Supposées malversations à la Cena : Emmanuel Tiando et son équipe doivent s’expliquer

La Commission électorale nationale autonome (Cena) est citée dans une affaire qui pourrait bien être un nouveau scandale financier. L’institution en charge de l’organisation des élections au Bénin qui est a priori au dessus de tout soupçon, doit en réalité rassurer le peuple béninois.

C’est un rapport accablant qui circule depuis quelques jours dans certains médias. La Cena est sur la braise. C’est une affaire de plusieurs millions qui risque bien d’emporter toute l’équipe dirigée par Emmanuel Tiando. En effet, suite à la dénonciation de certains faits à la Cena, l’Inspection générale des finances (Igf) du ministère des Finances a mis en place une commission chargée de faire des vérifications. Ladite commission a produit un relevé d’observations qui établit des faits graves. La commission a constaté entre autres des malversations financières, le non-respect des procédures administratives et de la commande publique. Dans le relevé d’observations rendu public, il a été démontré que des documents justifiant certaines dépenses engagées au sein de la Cena n’ont pu être fournis à la commission envoyée par l’Igf. Ainsi, une lettre du président de la Cena prévoyant certaines dépenses dites de souveraineté n’a pu être retrouvée. Ce sont jusque-là des supposés actes de mauvaise gouvernance. Mais ce sont des faits qui doivent inquiéter le Béninois lambda quand on sait qu’il s’agit d’une structure stratégique ayant pour obligation d’agir dans la transparence. Au Bénin, les élections coûtent excessivement cher. Et c’est pour rationaliser les dépenses que le législateur a institué une Cena qui devrait en principe alléger la tâche aux contribuables. Seulement, avec ce cas de malversations supposées, on n’est visiblement pas encore sorti de l’auberge. Les défis restent énormes pour une démocratie ayant à peine 30 ans. Au-delà des supputations par rapport à une éventuelle volonté de la Rupture de prendre le contrôle de la Cena, il y a un problème important qui se pose. Il s’agit de la gestion efficiente des ressources publiques. Il faudra nécessairement assainir la gestion des structures publiques afin de mettre fin aux pertes énormes de ressources constatées ces dernières années. C’est pourquoi, il est à souhaiter que le professeur Emmanuel Tiando, président de l’institution, et ses autres collègues, aillent défendre leur honneur. Beaucoup de témoignages, dans les coulisses, sont en faveur du président de la Cena que certains trouvent ‘’pieux’’. Mais, la justice étant la seule structure qui condamne ou blanchit, les mis en cause, en son temps, devront donc se rendre disponibles pour laver leur honneur quant à cette affaire qui fait assez de bruits dans l’opinion. Cela dépend aussi de la crédibilité de cette institution qui représente beaucoup pour la démocratie béninoise.

 

Mike MAHOUNA 

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