Dans le cadre d’une tournée qu’il a entreprise à travers tout le pays, le Conseil national du dialogue social (Cnds) s’est rendu hier, mercredi 24 octobre, à la préfecture de…

Dialogue social: La campagne de vulgarisation des textes fondamentaux en cours

Dialogue social: La campagne de vulgarisation des textes fondamentaux en cours

Dans le cadre d’une tournée qu’il a entreprise à travers tout le pays, le Conseil national du dialogue social (Cnds) s’est rendu hier, mercredi 24 octobre, à la préfecture de Parakou. Ses textes fondamentaux étaient au centre d’une rencontre d’échanges en vue d’une meilleure vulgarisation et appropriation de leur contenu.

S’il y a une arme qui ait fait ses preuves un peu partout, en période de crises et de conflits, c’est le dialogue social. Il permet de créer les conditions favorables au développement. Conviés à une rencontre organisée à leur intention hier, mercredi 24 octobre à la préfecture de Parakou, les représentants du patronat, des centrales et confédérations syndicales des travailleurs dans le Borgou se sont approprié les textes fondamentaux du Conseil national.

En effet, la charte du Cnds est une convention entre les partenaires sociaux que constituent le gouvernement, les employeurs et les travailleurs. C’est suite à la situation conflictuelle que le pays vit depuis quelques années, explique le président du Cnds, Guillaume Attigbé, qu’ils l’ont passée. Sans oublier les engagements pris par ses trois parties signataires, elle propose également un certain nombre de vertus du dialogue social qu’il faut cultiver. Le Cnds, a rassuré son président, veille à leur respect. Il aura à renforcer le processus
démocratique au Bénin et la bonne gouvernance dans l’administration publique, en vue du maintien de la paix sociale et de l’unité nationale. Une autre mission à lui assignée, c’est d’assurer la prévention et la gestion des conflits sociaux dans le respect des lois, règlements et conventions collectives du travail, sans toutefois se substituer aux structures administratives et judiciaires compétentes. Enfin, il contribuera à la mise en place des mécanismes permanents de dialogue social, des négociations collectives, de concertations, de consultations dans les services publics, les établissements et les entreprises privés, semi-publics et tous les organes assujettis au Code du travail.

Pas une structure mort-née

Des appréhensions, les participants en nourrissent par rapport à la nouvelle structure. Ils ne les ont pas cachées. Alors que certains sont préoccupés par le statut du Cnds, ainsi que la portée qu’il convient de donner à ses décisions, d’autres l’ont rapidement assimilé au Médiateur de la République ou au Conseil économique et social (Ces). Des inquiétudes que le président Guillaume Attigbé a aidé à dissiper. « Le Cnds est surtout une institution au service des travailleurs. Il n’est pas une structure mort-née et travaille pour le respect du dialogue social », a-t-il poursuivi.
Aujourd’hui, a indiqué le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, le Bénin est une référence et un laboratoire de démocratie et de paix en Afrique et dans le monde. Ce qui, poursuit-il, engendre de nombreux impacts positifs pour le pays. « Pour pérenniser ces acquis, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme permanent de dialogue social, de concertation et de médiation, en vue de prévenir les conflits inhérents à toute société humaine et de préserver la paix sans laquelle tout processus de développement est hypothéqué », a averti le préfet, appréciant l’initiative de la mise en place du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de l’élaboration de sa charte.
L’un des premiers actes posés par le régime de la Rupture a été la signature de la charte du Cnds en 2016. C’était l’occasion pour emboîter le pas aux autres pays de la sous-région ouest africaine avancés dans la mise en place de leurs structures de dialogue tripartite.
Après Parakou, c’est sur N’Dali que le président du Cnds et les membres de sa délégation mettent le cap ce jour. Dans la même journée d’hier, des délégations étaient également dans les préfectures de Kandi et de Natitingou, puis les communes de Comé, Dogbo, Covè et Glazoué. C’est depuis mardi 23 octobre dernier que cette structure a démarré la campagne de vulgarisation de sa charte, à travers le pays. Lokossa, Aplahoué, Abomey et Dassa-Zoumè, dans les départements du Mono-Couffo et du Zou-Collines ont déjà accueilli les délégations dépêchées par le Cnds.

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