Le Président de la République a effectué une descente à la frontière de Sèmè-Kraké le Mardi 23 Octobre 2018. Patrice Talon y est allé inaugurer, en compagnie de son homologue…

Bénin/Politique  : Un président à la cote de popularité insaisissable

Bénin/Politique : Un président à la cote de popularité insaisissable

Le Président de la République a effectué une descente à la frontière de Sèmè-Kraké le Mardi 23 Octobre 2018. Patrice Talon y est allé inaugurer, en compagnie de son homologue nigérian Muhammadu Buhari, le Poste de Contrôle Juxtaposé (Pcj) construit à la frontière entre le Bénin et le Nigéria pour faciliter l’intégration sous-régionale. A l’issue de la cérémonie, le chef de l’Etat béninois a pris un interminable bain de foule. Les populations s’étaient massées du coté béninois de la frontière pour applaudir Patrice Talon et l’encourager dans ses actions. Elles donnent ainsi la preuve que seule l’amorphe opposition sur les réseaux sociaux se retrouve dans ses dénonciations.

Renaud ACCROMBESSY

La frontière de Sèmè-Kraké était noire monde ce Mardi 24 Octobre. Alignées sur des dizaines de mètres de part et d’autre de l’artère menant aux postes de contrôle, les populations ont attendu, de longues heures durant, la fin de la cérémonie de mise en service du Pcj. Elles espéraient voir de leurs yeux le chantre de la Rupture. Et lui adresser de vives  voix leurs félicitations pour les réformes difficiles, néanmoins nécessaires, qu’il a entreprises dans tous les secteurs de la vie politique et surtout socioéconomique.

Leur attente, quoique longue, fut loin d’être vaine. A l’apparition du Chef de l’Etat, cette grande foule s’est comme mise en transe. Patrice Talon, que les détracteurs du régime en place font passer pour un véritable bourreau affameur des peuples, fut longuement ovationné. N’eut été le professionnalisme des services de sécurité du président, un débordement serait très vite arrivé, tant la ferveur populaire, autour de celui que les communistes et les nostalgiques du régime de Boni Yayi traitent de président oppresseur et dictateur, était indescriptible. Difficilement le chef de l’Etat a pu s’extraire des griffes de cette horde de soutiens venue lui réitérer son engagement à l’accompagner dans ses actions.

Visiblement, les Béninois sont bien conscients que la solution proposée par Talon est difficile, mais que c’est la seule porte de sortie du sous-développement. Même si les conditions de mises en œuvre desdites réforme peuvent parfois prêter à polémique, leurs impacts sur leurs quotidiens se font de plus en plus ressentir. Les routes, l’énergie, l’accès à l’eau, les cantines scolaires, les microcrédits aux plus pauvres, le démarrage des projets ARCH et Asphaltage, les infrastructures sociocommunautaires, les écoles, les réformes et les équipements dans le secteur sanitaire, etc., sont autant de raisons pour les Béninois d’espérer des lendemains qui chantent.

Mais au-delà des encouragements qu’a reçus Patrice Talon, l’enthousiasme populaire autour de chef de l’Etat, prouve à loisir à quel point l’opposition politique au régime en place se fourvoie. Fourvoiement non seulement dans ses critiques, mais aussi dans ses choix politiques. La réussite de cette sortie improvisée, à quelques mois des prochaines élections législatives, est le symbole de la fracture entre le peuple et une opposition politique sans boussole.

Sans inspiration et mal organisée, elle peine à se faire entendre et se retrouve mal dans le débat politique. Ses leaders ont alors choisi la voie de la radicalisation et s’opposent juste pour s’opposer. Et prennent des vessies pour des lanternes en se baignant dans l’illusion d’une prétendue impopularité de gouvernement de Patrice Talon. Les Béninois ont tenu à leur montrer, par cette  courte manifestation à Sèmè-Kraké, que les opposants ne vivent visiblement pas dans le même pays qu’eux. certains ont d’ailleurs choisi de parler en leurs noms depuis la France et les Etats-Unis.

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