« Rôle de l’ANM dans l’atteinte des objectifs de développement durables ». C’est le thème de l’émission Ma part de vérité de ce dimanche 4 novembre 2018, sur Golfe TV ayant pour…

Agence nationale de métrologie : La situation des normes de qualité au Bénin

Agence nationale de métrologie : La situation des normes de qualité au Bénin

« Rôle de l’ANM dans l’atteinte des objectifs de développement durables ». C’est le thème de l’émission Ma part de vérité de ce dimanche 4 novembre 2018, sur Golfe TV ayant pour invité Loukmane Osseni. Le directeur de l’agence de normalisation et de métrologie a expliqué l’importance de recourir aux normes en matière d’exigence qualité.

En prélude à la célébration le 8 novembre prochain de la Journée mondiale de la qualité, le directeur de l’Agence de normalisation et de métrologie a apporté des clarifications en matière des normes de qualité. Pour cette célébration, il sera question de sensibilisation. Selon Loukmane Osseni, « Lorsqu’on parle de la qualité, c’est apprécier diversement mais lorsqu’il y a des normes, il faut mettre l’accent ».
Le spécialiste explique que « la qualité d’un produit dérive des exigences que doivent respecter les produits. Dès que le produit respecte les normes, on parle de la qualité ». Selon le directeur, « il s’agira de faire en sorte que la norme nationale ne soit plus contraignante que celle régionale ».
Au Bénin, confie-t-il, « il y a un dispositif bien huilé pour mettre en place la norme nationale. Nous optons pour donner à nos concitoyens les normes africaines pour que nous ne nous démarquions pas des autres. Nous forçons pour aller aux normes internationales ». De plus en plus, des entreprises béninoises optent pour les normes de qualité. Il fait remarquer qu’il y a des entreprises qui demandent parfois des informations sur plusieurs normes. « Les entreprises passent pour demander les normes sur beaucoup de produits », dira-t-il.
Loukmane Osseni déplore que nous n’avons pas les moyens pour beaucoup communiquer.
« Les entreprises ne connaissent pas les normes mais depuis qu’elles sont informées, elles viennent pour se renseigner. Il n’y a pas de réticence de leur part. Le problème est que nous ne communiquons pas assez », souligne-t-il.

La démarche salutaire
« Lorsque vous voulez produire, le premier réflexe est de savoir comment cela se produit pour que ça ne cause aucun problème pour l’organisme. Maintenant quelle est la norme pour produire. Il y a des démarches notamment les bonnes pratiques de production qu’il faut connaître et adopter », explique-t-il.
Ce n’est qu’un moyen pour permettre aux producteurs d’avoir un bon résultat.
« La démarche qualité est d’éviter de faire ce qui vous vient à la tête. J’ai écrit et je respecte ce que j’ai écrit. Ce n’est pas cela. J’ai écrit et je dois être convaincu que c’est comme cela on le fait et je mets le dispositif pour respecter. C’est comme ça la démarche qualité », indique le directeur de la métrologie. Pour Loukmane Osseni, « La démarche qualité, c’est un engagement personnel. C’est le chef d’entreprise qui s’y engage pour vendre ses produits ».
Il fait comprendre que si par exemple, « un produit satisfait à mes besoins, je l’achète. Après, il s’agira de voir s’il est de qualité et à la portée de mes exigences. Ce n’est qu’après cela que je cherche peut-être de la sur-qualité selon mes exigences. Là, il faut payer son prix ».
Il rappelle que « dans le domaine des exigences, il y a ce que nous disons et ce que nous ne disons pas et qu’il faut intégrer ».
Le directeur indique que par exemple « dans le domaine de l’eau, l’ANM met à la disposition des producteurs, les normes pour la qualité de l’eau propre à la consommation. Dans le cas de l’énergie, l’ODD inscrit l’énergie propre. C’est l’énergie qui ne cause pas de tort à la population. Pour plusieurs projets, le gouvernement intègre l’ANM pour mettre en place les normes en la matière ». Abordant les problèmes rencontrés par les consommateurs en ce qui concerne les compteurs contrôlés au niveau de l’ABMCQ, le directeur affirme que « ce ne sont pas les compteurs contrôlés par l’ ABMCQ qui posent problème mais plutôt les compteurs falsifiés. Il y a des réseaux qui falsifient les timbres de l’ABCQ pour mettre sur les compteurs et vendre. Ce sont ces compteurs qui posent problème ».
Concernant les normes administratives, Osséni informe qu’il y a « plusieurs ministères qui ont adopté dans leur démarche les normes de qualité. Le ministère de l’Industrie, le ministère de l’agriculture, le ministère de l’enseignement supérieur, et le ministère du développement. Le ministère de l’économie numérique ne fait rien sans les normes ».
Pour lui, « L’ANM est comme le secrétaire de la mise en place des normes ».
Par rapport à la production et la consommation responsables, il explique que le consommateur doit désormais être libre de choisir ce qu’il veut. « Je suis sûr que je connais tel produit, son circuit et je dois le choisir. Et pour cela le producteur doit mettre sur son produit toutes les informations dont j’ai besoin », explique-t-il. A ce niveau, le directeur met l’accent sur le fait que « toutes les informations ne pouvant y figurer, la norme est maintenant de mettre des codes barres. Le code barre permet de renseigner sur le circuit du produit. Si le produit n’a pas de code barre et je décide de consommer, je le fais en toute responsabilité ». Il indique que tout le monde peut installer sur leur appareil androïd, le lecteur de code barre. Ceci pour vérifier les produits. Il fait ressortir la résistance qu’ils ont parfois sur le terrain avec la population qui couvre les entreprises. Même s’il pense que ces résistances ne sont plus récurrentes, il appelle les populations à coopérer pour que les normes de qualité soient respectées.

G. A.

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