Au cours de cette nouvelle année scolaire, une kyrielle d’établissements publics d’enseignement du Bénin affiche un manque criard d’enseignants. Une problématique périlleuse pour certains apprenants, parents et associations des parents…

Manque criant d’enseignants dans des écoles publiques du Bénin : Le gouvernement toujours indifférent

Manque criant d’enseignants dans des écoles publiques du Bénin : Le gouvernement toujours indifférent

Au cours de cette nouvelle année scolaire, une kyrielle d’établissements publics d’enseignement du Bénin affiche un manque criard d’enseignants. Une problématique périlleuse pour certains apprenants, parents et associations des parents d’élèves, et face à laquelle le gouvernement semble avoir démissionné.

Les  Ministres  des  différents sous-secteurs de l’enseignement, avec l’onction du Président Patrice Talon, affichent une certaine volonté de restaurer l’image de l’école publique béninoise. Cette bonne foi peut être crédibilisée par maintes décisions prises et ce à temps par l’État, au profit des acteurs du système éducatif béninois. Entre autres, l’évacuation dès la veille de la rentrée scolaire 2018-2019, de certains points d’achoppement ayant conduit le corps enseignant à observer un long moment de grève, l’année scolaire précédente. Nonobstant ces actes qui devraient impacter positivement l’école publique au Bénin, un véritable autre problème subsiste. Celui du manque notoire d’enseignants dans les classes. A l’instar des autres degrés d’enseignement, le sous-secteur de l’enseignement primaire publicsemble être visiblement très secoué par ce constat alarmant. Presque dans toutes les communes du Bénin, des classes demeurent sans enseignant. Certains directeurs et directrices des groupes pédagogiques concernées,sont obligés de fusionner plusieurs salles, d’où des effectifs pléthoriques. D’autres, plus ingénieux font recours à des jeunes moins qualifiés, pour suppléer les enseignants manquants. Les salaires ou rémunérations de ces encadreurs de fortune sont directement assurés par les parents d’élèves, de concert avec des associations des parents d’élèves. Plus grave, dans certaines écoles, les écoliers n’ayant pas participé à ces souscriptions sont dare-dare renvoyés des classes. Une dure réalité pour ces écoliers et leurs parents. Pour se faire entendre et attirer pour une énième fois l’attention du gouvernement sur la situation, beaucoup de grognes dans les médias et principalement sur des chaines de radio. Près de deux mois après, rien ; aucune réaction du gouvernement Talon à part un communiqué invitant les enseignants mutés qui n’ont pas daigné rejoindre leur nouveau poste, à le faire. Une attitude assimilée à une démission de l’État central, face à un problème qui relève de sa compétence. Quand on sait toute l’énergie que le gouvernement actuel a mis pour communiquer en début de rentrée sur les dispositions prises pour une année scolaire sans faille, on peut se demander pourquoi peine-t-il, devant la situation, à s’expliquer ? Pourquoi fuit-il ses responsabilités ? Jusqu’à quand ces écoliers seront sans enseignants ?Énigme! En attendant une éventuelle réaction des ministres sectoriels, les poches des parents d’écoliers concernés doivent continuer de saigner, visiblement.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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