(Les organisations de la société civile interpellées) L’affirmation est gravissime et illustre, si elle s’avérait justifiée, la duperie des actuels gouvernants qui clament une prétendue volonté de lutte contre la…

ACHAT DE CONSCIENCE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Que cache le mutisme de wadagni face aux accusations de Rosine Soglo ?

ACHAT DE CONSCIENCE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Que cache le mutisme de wadagni face aux accusations de Rosine Soglo ?

(Les organisations de la société civile interpellées)

L’affirmation est gravissime et illustre, si elle s’avérait justifiée, la duperie des actuels gouvernants qui clament une prétendue volonté de lutte contre la corruption. Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, serait le cerveau pensant d’une vile opération de corruption manifeste des députés à l’Assemblée.

Si l’opinion publique s’étonne de la manière curieuse dont des lois aux dispositions contestées passent en toute aisance au Parlement, Rosine Soglo nous aura permis de comprendre les mobiles qui fondent certains votes.

L’argentier national serait le porteur de manettes dans les locaux de l’Assemblée.

Invitée de l’émission politique dominicale de Soleil FM le dimanche 11 novembre 2018, la doyenne d’âge du parlement a affirmé avec force et vigueur, teintée d’une note de désolation que le ministre Romuald Wadagni distribue généreusement des liasses de billets craquants à la veille des votes d’une certaine envergure.
« Je dis et je martèle que j’ai reçu 5 millions du ministre des Finances pour voter des lois à l’Assemblée nationale. » Ce sont en ces termes que l’ex première dame du Bénin s’est exprimée sur les ondes de Soleil Fm.
Cette déclaration qui a mis la toile béninoise en ébullition vient étoffer les suspicions de grande corruption qui a cours au palais des gouverneurs.

Déjà, au cours des débats de la deuxième tentative de révision
constitutionnelle, l’élue parlementaire, réputée pour sa franchise, déclarait qu’une enveloppe de 5 millions avait été exclusivement réservée à chaque député qui cautionnerait ce projet d’amendement de la Constitution qui portait de sérieux gènes d’avilissement de notre modèle démocratique. Cette pratique puante et honteuse vient une nouvelle fois remettre en cause la probité morale et éthique du pouvoir. Pour le ministre des Finances aux ambitions présidentielles, et qui se plait à comparer son parcours à celui d’Emmanuel Macron, c’est juste scandaleux et triste.

Si le ministre des Finances s’est mué dans un grand silence qui légitime les dires de Rosine Soglo dans une atmosphère délétère où la clique des hommes de Patrice Talon justifie la lutte contre la corruption par la nécessité d’assainir la vie publique, la Justice ou ce qui reste de la société civile doit se saisir de ce dossier pour éclairer l’opinion. C’est l’image de République qui est à terre.

CHABI YIRO
NASIARA

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