En route pour la Can Egypte 2019, le Bénin a fait l’essentiel pour se qualifier. Mais le plus dur reste à accomplir pour ne pas faire de la figuration à…

Le Bénin à la Can Egypte 2019: La qualification actée, et après ?

Le Bénin à la Can Egypte 2019: La qualification actée, et après ?

En route pour la Can Egypte 2019, le Bénin a fait l’essentiel pour se qualifier. Mais le plus dur reste à accomplir pour ne pas faire de la figuration à cette compétition. Impératif : passer tout au moins le premier tour !

Pour une fois que l’on s’est pris un peu plus au sérieux, qu’il y a moins de polémique et de visée mercantiliste dans l’encadrement des joueurs, ça n’a pas loupé. Le Bénin se qualifie et jouera sa quatrième Coupe d’Afrique des nations (Can) dès le 15 juin prochain en Egypte. Loin d’être une foudre de guerre, la bande à Michel Dussuyer ne doit les prouesses engrangées au fil des matchs qu’à une organisation structurée et rigoureuse, à une union sacrée autour des Ecureuils mais aussi et surtout à un travail de fourmi. Le hasard n’existe pas, encore moins dans le football. Labor omnia vincit improbus : un travail opiniâtre vient à bout de tout, enseigne le proverbe.
Fort de cela, il n’est pas question d’avoir encore longtemps la tête dans les nuages, puisque le délai de préparation est très court. Finie l’euphorie de la qualification, joueurs, encadreurs et autorités en charge du football doivent se remettre de leurs émotions pour définir rapidement une feuille de route de préparation accompagnée des moyens nécessaires pour sa mise en œuvre. La Can sera disputée dans quelque trois mois et il faut éviter de tergiverser afin de ne pas faire piètre figure au pays des Pharaons. La foule de supporters ayant effectué le déplacement du stade de l’Amitié, dimanche dernier, témoigne non seulement de l’amour des Béninois pour la chose footballistique, mais aussi et surtout de leurs attentes vis-à-vis des acteurs du football.

Passer tout au moins le 1er tour

Passer tout au moins le premier tour reste un impératif et un rêve pour tous. Avec désormais quatre participations à une phase finale de la Can dans leur escarcelle, ce n’est pas trop demander aux Ecureuils de tout faire pour sortir de la phase de poules. Les Requins bleus du Cap-Vert n’ont eu besoin que d’une seule phase finale pour faire parler la poudre et se hisser en quarts de finale en 2013 en Afrique du Sud. Pour l’apprentissage, les trois premières participations suffisent largement et le Bénin doit aussi réaliser l’exploit de passer le cap du premier tour. Stéphane
Sessegnon et ses coéquipiers ont donc la lourde responsabilité de ne pas se positionner comme donneurs universels de points dans le groupe que leur désignera le tirage au sort prévu pour le 12 avril prochain.
Pour ce faire, Dussuyer ne peut compter que sur la charpente actuelle de l’équipe qui a œuvré à la qualification, quitte à l’étoffer. Mais loin de toute gratitude béate, il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur dans la sélection des 23 porte-étendards du Bénin pour Egypte 2019. En trois mois, sauf coup de grâce, de nouvelles prospections n’apporteront pas grand-chose. Il importe alors de se concentrer sur les ressources dont il dispose pour bâtir une équipe joueuse, plus compétitive, tactiquement disciplinée comme il sait bien le faire. Aussi, a-t-il besoin d’un groupe mentalement fort qui, en dépit du stress de tout match, peut transcender les émotions et éviter les fautes préjudiciables qui ont failli coûter cher à l’équipe lors de la phase qui vient de s’achever. Les comportements de certains joueurs sur le terrain prouvent, à suffisance, la nécessité d’un préparateur psychologique qualifié dans l’effectif d’encadrement du Onze national. Il faut parer au plus pressé pour faire rêver le peuple béninois.

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