Le Conseil des Ministres d’hier, mercredi 4 septembre 2019, a accordé une dernière chance aux enseignants Agents contractuels de l’Etat (Ace), de la promotion 2008 ayant boycotté l’évaluation diagnostique organisée…

Faveur du gouvernement aux Ace 2008 boycotteurs : Que pourra encore la Cstb ?

Faveur du gouvernement aux Ace 2008 boycotteurs : Que pourra encore la Cstb ?

Le Conseil des Ministres d’hier, mercredi 4 septembre 2019, a accordé une dernière chance aux enseignants Agents contractuels de l’Etat (Ace), de la promotion 2008 ayant boycotté l’évaluation diagnostique organisée à leur intention, par le gouvernement. Quand on sait que plusieurs de ces enseignants boycotteurs cherchaient déjà des astuces et justificatifs pour aller composer en « session de remplacement », de peur de perdre leur emploi, l’on se demande ce que fera désormais la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), face à cette nouvelle décision du gouvernement, elle qui a prôné le boycott.

 

C’est un fait rare dans les mœurs du gouvernement Talon. Pour s’être vu obligé, après sa fermeté,  de revenir sur sa décision de radier les enseignants ayant délibérément choisi de ne pas participer au test d’évaluation diagnostique du 24 août dernier, on peut bien douter. Même si, à en croire le Conseil des Ministres, cette nouvelle décision est la résultante des supplices des Centrales syndicales et des Conseils sectoriels pour le dialogue social, on peut toutefois affirmer qu’elle tombe à pic. Ceci, parce que parmi les enseignants  ayant décidé de boycotter cette évaluation, certains dont des syndicalistes meneurs de cette fronde, avaient déjà en sourdine entamé des négociations avec des médecins afin d’obtenir des certificats médicaux fabriqués de toute pièce. Lesquels certificats constituaient d’après le gouvernement, la condition sine qua non pour un rattrapage dans la composition. Désormais, avec cette clémence du gouvernement, il est évident que les enseignants perplexes décideront d’aller sauver leur gagne-pain du moment en allant samedi prochain au centre de composition. Une attitude ambivalente pour la plupart d’entre eux ayant suivi le mot d’ordre de la Cstb, qui demeure la seule Centrale syndicale à aller contre cette idée de l’Exécutif. Pendant que les concernés voudront surfer sur cette dernière opportunité, quid de la consigne du départ de la Cstb ? Quelle sera la nouvelle posture de cette Centrale face à ce revirement du gouvernement ? Une chose est certaine, ce nouvel appel sonnera le glas du côté de ces enseignants boycotteurs. Et ce ne sera pas la Cstb qui en sortira grandie.

Janvier GBEDO (Coll.) 

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