A l’instar du président Yayi Boni, Nicéphore Soglo aussi invité à se présenter à la Cour constitutionnelle, mardi 7 janvier 2020, pour un recours le concernant, n’y était pas. L’ancien…

Convocation de deux anciens présidents par la Cour constitutionnelle : Soglo parle de « plaisanterie de mauvais goût »

Convocation de deux anciens présidents par la Cour constitutionnelle : Soglo parle de « plaisanterie de mauvais goût »

A l’instar du président Yayi Boni, Nicéphore Soglo aussi invité à se présenter à la Cour constitutionnelle, mardi 7 janvier 2020, pour un recours le concernant, n’y était pas. L’ancien chef de l’Etat ne s’est pas fait représenter non plus. Contacté par la Rédaction de votre Journal, Matin Libre, pour en savoir sur les raisons de son absence, Nicéphore Soglo dit trouver «  totalement ubuesque et ridicule » sa convocation ou invitation. « Quelles sont ces plaisanteries-là? C’est de très mauvais goût (…). Le professeur Noudjènoumè a vraiment résumé tout. Moi je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps dans des histoires sans importance. On est surpris en 2020 de voir des choses du genre. Quand j’ai reçu le document, j’ai cru que c’est une blague. Ça n’a pas de sens d’autant plus que le président de la Cour constitutionnelle est venu aux obsèques de mon petit frère pour représenter le chef de l’Etat et lui-même. C’est ahurissant! Enfin, rien ne m’étonne plus sur ce pays », se désole l’ancien président Soglo. Et pourquoi à défaut de lui-même, il n’a pas envoyé un représentant comme mentionné dans le document? A cette question, il répond : « Pour quoi faire? Ça n’a pas de sens ».  Et à notre préoccupation de savoir s’il ne craint pas une éventuelle « condamnation » par la Haute juridiction,  Nicéphore Soglo n’est visiblement pas ébranlé. « Je suis totalement serein (…). Je n’ai pas jugé utile de me déplacer parce que ça ne tient pas la route. La lettre du professeur Noudjènoumè est parfaitement claire : c’est une véritable provocation », a-t-il conclu.

 

Buhari n’est pas convoqué

 

Aux dernières nouvelles, on apprend que le président Muhammadu Buhari du Nigeria concerné aussi par le recours « pour fermeture illégale de la frontière Sèmè Kraké» n’a pas été convoqué ou invité par la Cour constitutionnelle béninoise pour être écouté. L’invitation à comparaître ou à se faire représenter, est envoyée à Yayi Boni et Nicéphore Soglo pour qu’ils répondent respectivement de « manipulation contre le peuple béninois, auteur de manipulation de la fermeture de la frontière » et « complicité et auteur de sabotage de la crédibilité des élections législatives ».

 

Worou BORO

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