Patrice Talon a convoqué le corps électoral en ce qui concerne les communales et locales, pour le 17 mai 2020. Mais contrairement à la mouvance qui peut se targuer de…

Communales de mai prochain: Le parrainage à la présidentielle, l’enjeu

Communales de mai prochain: Le parrainage à la présidentielle, l’enjeu

Patrice Talon a convoqué le corps électoral en ce qui concerne les communales et locales, pour le 17 mai 2020. Mais contrairement à la mouvance qui peut se targuer de contrôler déjà le parlement, ces élections en faisant un rapprochement avec le parrainage pour le compte de la  présidentielle à venir, constituent un double enjeu pour l’Opposition.

 

Les prochaines élections communales et locales sont imminentes. Depuis que le compte à rebours  a commencé, les différents partis politiques existants et éventuellement en lice pour  ces compétions électorales multiplient leur activisme sur le terrain, signe d’une période pré-électorale bien animée. A cet effet, les différents partis politiques devant challenger pour le compte de la mouvance n’ont pas plus qu’un seul objectif. Celui de ratisser large pour le compte du Chef de l’Etat, afin de contrôler un important nombre de maires, sur les 77 que compte le pays. Mais quant à l’opposition, siéger au sein des conseils communaux et municipaux ne sera pas le seul but visé.  Bien au-delà, elle devra faire de cette seule pierre, deux coups. Ceci, si tant est qu’elle pense se faire représenter à la présidentielle de 2021. N’ayant pas réussi à participer aux législatives pour avoir des députés au parlement à son compte, l’on considère tous les députés actuels comme acquis à la cause de Patrice Talon. A cette étape, son seul salut pour cette présidentielle, sera de se rabattre sur la signature des maires d’où le parrainage, nouvelle disposition introduite dans  la Constitution révisée. Encore qu’à ce niveau, les choses sont claires. « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est dûment parrainé par des élus dans les conditions et suivant les modalités fixées par la loi », stipule son article 44 nouveau. Mieux, pour se coller aux innovations de cette Constitution du 11 décembre 1990 révisée le 7 novembre 2019, les députés de la huitième législature ont modifié le code électoral en conséquence. Et désormais, pour que le duo présidentiel voie son dossier validé par la commission électorale, il doit, outre les conditions fixées par les articles 42 et 43 de la Loi fondamentale, recueillir 10% de signatures des élus communaux et législatifs. « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il : – n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires », entérine ainsi l’article 132 du code électoral. Face donc ces différentes dispositions, l’Opposition doit en plus de participer à ces élections communales, chercher à contrôler assez de mairies, afin de pallier ce dilemme de parrainage.  Pourrait-elle réussir à le faire ? En entendant que les urnes répondent à cette question au soir du 17 mai, certaines formations politiques de cette opposition semblent déjà comprendre cet enjeu en se faisant à l’idée que de ces communales, dépend leur participation à la présidentielle. C’est le cas par exemple des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), qui s’organisent déjà pour affronter vaille que vaille, ces joutes électorales. Si l’on apprend que le parti Restaurer l’espoir (Re) serait en train de prendre ses dispositions pour se conformer aux injonctions du Ministère de l’intérieur et de ce fait avoir son récépissé afin de participer à ces élections pour le compte de l’Opposition, c’est qu’il est aussi conscient de l’importance de ces élections.

Quid de l’Usl ?

Pendant ce temps,  à l‘Union sociale libérale (Usl) les élections communales ne semblent pas être un enjeu. A entendre certains responsables du parti, c’est plutôt la présidentielle de 2021 qui focalise toutes les attentions. Mais comment pensent-ils s-y prendre s’ils n’ont pas d’élus communaux pouvant parrainer leur candidat au moment opportun? Enigme ! Pour peu que cette vision de l’Usl, ne soit pas un leurre. A moins que le parti a un autre plan pour contourner le système de parrainange.

Janvier GBEDO (Coll.)

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