Le Bénin fait partie désormais des premiers producteurs de coton en Afrique. Un résultat qui témoigne de la pertinence des réformes engagées par le président Patrice Talon depuis son avènement…

An 04 du Nouveau Départ Le Bénin au rang des premiers producteurs du coton

An 04 du Nouveau Départ Le Bénin au rang des premiers producteurs du coton

Le Bénin fait partie désormais des premiers producteurs de coton en Afrique. Un résultat qui témoigne de la pertinence des réformes engagées par le président Patrice Talon depuis son avènement au pouvoir en avril 2016. Invité sur le plateau de la télévision nationale, le ministre de l’agriculture, Gaston C. Dossouhoui a présenté le point au bout des 04 premières années du pouvoir Talon dans ce secteur.

De 800-900 kg à l’hectare, le Bénin est passé en l’espace d’un an à une production de 1100 Kg/ha, ensuite 1217 Kg/ha pour atteindre la barre des 1250 voire, 1300 Kg/ha, a expliqué le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Analysant cette progression, le ministre estime que le pays pourra atteindre dans un an ou deux, un niveau moyen de 1,5 tonne.
Selon Gaston C. Dossouhoui, le Bénin a amélioré davantage ses performances, parce que le niveau de développement des autres filières permettent aux paysans « de gagner de l’argent ». L’une des stratégies adoptées pour booster la production cotonnière, est de « sortir des zones marginales qui ne peuvent pas donner au-delà d’une tonne », et de leur assigner autres choses plus intéressantes, a fait savoir le ministre. Il a souligné que les zones où le rendement à 2 ou 2,5 tonnes sera rare, le rendement sera commun. A l’en croire, les variétés telles que celles sélectionnées sont capables de donner 04 tonnes à l’hectare dans les mêmes conditions agrotechniques.

La professionnalisation de la SODECO

En matière de gestion d’intrants, la SODECO selon le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, s’est professionnalisée. Plus de trois bateaux d’intrants engrais ont déjà accosté au port de Cotonou. A ces trois bateaux s’ajoutent deux autres chargés d’engrais vivriers, a-t-il informé.
Au sujet de la polémique selon laquelle ces engrais détruisent la terre, il pense que c’est du vocabulaire. « Si nous prenons les surfaces sur les cultures au Bénin, et qu’on regarde résolument les quantités d’engrais utilisées, à la date d’aujourd’hui, ça ne fait pas une moyenne de 150 Kg à l’hectare sur toutes les cultures. Ailleurs, les gens mettent 300 Kg, voire 400 Kg », a précisé Gaston C. Dossouhoui.
Il n’a pas manqué d’évoquer le projet transition agricole en zone cotonnière réalisé grâce à l’appui de l’AFD (Agence française de développement). Ce projet à l’en croire, a mis au point des innovations technologiques pour « mieux dresser la terre, maintenir sa fertilité » (un des défis que le président a promis relever) ; lutter contre l’érosion en tirant des plantes de couverture, tout comme des plantes améliorantes du sol capable de capter l’oxygène atmosphérique et de les fixer dans les racines. Selon le ministre de l’agriculture, cette technologie permet de ne plus labourer tous les ans les champs, mais de tracer la ligne de semi et de faire la semi en ligne sous paillis (sous couvert végétal). « Il n’y a pas d’érosion ni éolienne, ni d’érosion hydrique. La fertilisation se fait à bonne date », a-t-il justifié.
Pour Gaston C. Dossouhoui, ce qui va aussi booster la production de coton, c’est l’usage des semences délintées. Les graines selon lui, sont travaillées, et sur leur peau, il n’y a plus des files de fibres. Lorsqu’on les met en terre, elles germent automatiquement parce que l’eau du sol rentre en même temps, la graine se gonfle au bout de 03-04 jours et lance la germination ; et 05 à 06 jours plus tard, la plante se forme, a expliqué le ministre de l’agriculture indiquant que cela n’est pas le cas avec l’autre méthode.
L’usine de délintage est installée à Bembèrèkè, et avec ça, c’est possible de superviser au plus 10 Kg de graines à l’hectare contre 20 Kg aujourd’hui. Ce qui selon le ministre fait encore des revenus importants.

Les actions pour réduire la peine des paysans

« La mécanisation de l’agriculture à la date de ce jour n’est plus un problème », a souligné le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’année dernière, rappelle-t-il, 421 kits de tracteurs ont été mis en place. A cela s’ajoute ce que les producteurs mêmes ont acquis, a-t-il indiqué. Tous ces équipements selon Gaston C. Dossouhoui, servent à pulvériser la terre, à l’aplanir et permettent de faire des semis. Que ce soit le coton, le maïs et le riz, des équipements ont été acquis. L’enjeu selon lui, est de savoir quel type d’équipement il faut pour quelle culture.
Pour le ministre, il n’y a pas que le labour et le semi. « Il y a les opérations d’entretien (entretien végétatifs) et puis la récolte et le conditionnement.
Outre le coton qui est récolté à la main, le riz est récolté par des batteuses et des moissonneuses », a-t-il précisé. Il informe qu’une agence nationale de mécanisation a été mise en place et financée cette année à hauteur de 800 millions FCFA pour l’acquisition des équipements complémentaires par rapport à ce qui existe. Trois camions ateliers ont été mis en place et disposent de tous les équipements de réparation. Les équipes de mécaniciens sont entrain d’être constituées pour entrer dans le grand bassin où il y a les engins en nombre important, pour intervenir, les préparer pour la saison, a expliqué Gaston Dossouhoui.
Le ministre n’a pas manqué d’évoquer la formation des tractoristes. Celle des propriétaires d’engins, à l’en croire, est annoncée pour une exploitation plus judicieuse de tous les équipements.

F. A. A.

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