L’affaire domaniale impliquant les lots 772, 783, 784, 771, 793, 794, 813, 814, 815, 816, 820, 821, 822, 823, 824, 794, 819,825 B, 831B, 832B, 826B, 827B, 828B, 829B et 830B au quartier Avotrou dans le premier arrondissement de Cotonou et appartenant à la collectivité Hounsou Adi, est en train de prendre une tournure décisive. Car la présence effective et physique des usurpateurs réclamée par le Collectif des Acquéreurs de la famille Hounsou Adi est désormais au centre des débats devant la Cour Spéciale des Affaires Foncières.
Par Dieudonné AWELE
Un ouf de soulagement pour le Collectif des Acquéreurs de la collectivité Hounsou Adi ? En tout cas, à l’étape actuelle de l’évolution de la procédure en cours devant la juridiction compétente, une lueur d’espoir se dessine pour l’éclatement de la vérité dans ce litige domanial opposant la collectivité Hounsou Adi et les familles Houeto et Oloukossi. Suivant ce dossier en cours depuis plus de trois décennies, plusieurs manigances ont été orchestrée par la mafia foncière pour pouvoir embrouiller les pistes de la vérité. C’est ainsi que des faux cohéritiers ou héritiers présumés sont introduits dans le dossier avec de fausses identités. Les usurpateurs se font passer sous les identités de Houéto Bakpo, Sènou Ayassè et Hounsa Gboko.
Des noms qui n’existent nulle part dans l’état civil béninois. N’eut été la vigilance du Collectif des Acquéreurs du propriétaire légitime du domaine (collectivité Hounsou Adi), le jeu serait déjà fait au profit de ces voleurs de terres. Car le Collectif, avec des preuves irréfutables, s’est ainsi mis à réclamer depuis plusieurs années la présence effective et physique de ces derniers. Une demande prise enfin en compte par le Tribunal. Autrement dit, Houéto Bakpo, Sènou Ayassè et Hounsa Gboko sont désormais appelés à se présenter eux-mêmes en personne avec leurs pièces d’identités aux prochaines audiences.
Seulement que, suivant son rôle, la défense des usurpateurs composés des familles Houéto et Oloukossi se met en spectacle pour demander au Tribunal l’irrecevabilité des exigences, portant sur la présence effective et physiques de Houéto Bakpo, Sènou Ayassè et Hounsa Gboko, formulées par la défense du Collectif des Acquéreurs de la collectivité Hounsou Adi.
La question qui se pose est de savoir comment dans une procédure judiciaire, on peut défendre des personnes qui n’ont jamais existées à l’état civil ou en terme clair qui n’ont jamais vu le jour ni sous le soleil béninois ni ailleurs. En tout cas, pour le Collectif des Acquéreurs, c’est déjà un ouf de soulagement que la présence de ces trois individus fantômes soit désormais réclamée la Cour chargée du dossier.

