Dans cet entretien à bâton rompu avec la presse, Agnès Sagbo, cadre en service au Ministère de la Santé, Membre du Mouvement j’Aime Wadagni et Présidente de la Coordination Nationale des Femmes Amazones du Mouvement j’Aime Wadagni de la commune de Sèmè-Podji, se dit très satisfaite des actions opérées par le régime de la Rupture pour le développement effectif et global du Bénin. Elle a également abordé les grandes lignes des derniers événements de l’actualité nationale, sans oublier son optimisme pour la victoire du candidat Romuald Wadagni aux élections présidentielles d’avril 2026.
Madame Agnès Sagbo, quelle lecture faites-vous du dernier discours du Président Patrice Talon sur l’état de la nation ?
J’ai suivi comme tous les béninois, le 23 décembre dernier, le 10ème discours du Chef de l’état de la nation. J’ai suivi un message clair et sans équivoque. Comme d’habitude et ce depuis son accession à la magistrature suprême en 2016, le Président Patrice Talon reste concis et véridique dans ses prises de paroles. Et vous aurez dû faire le même constat que moi. Devant lareprésentation nationale, le Chef de l’Etat a livré un discours laissant les béninois à apprécier eux-mêmes les grands chantiers et les grandes reformes qu’il a réalisés au cours de ses 10 ans de règne qui s’achèvent dans quelques mois.
Quelles sont alors vos impressions ?
Mes impressions sur le dernier discours du président de la république sont très bonnes en raison de son caractère simple, digeste et révélateur de la grandeur d’esprit de l’homme. C’est un discours très émouvant. Une fois encore, le président de la république Son Excellence Monsieur Patrice TALON a fait parler son humilité en dépit du bilan élogieux de dix ans de gestion qu’il pouvait étaler avec fierté à l’occasion. Cependant, ce sont par des questionnements qu’il a fait l’état des lieux du niveau de développement que notre pays a atteint au cours de la dernière décennie. Les réalisations sont visibles et palpables pour montrer le grand pas fait vers le progrès de notre pays.
L’autre point marquant du discours est son appel à une conscience collective pour préserver et pérenniser les acquis d’aujourd’hui à travers le choix des personnes disponibles, compétentes et résolument tournées vers le développement.
Madame Sagbo, qu’est ce qui vous marqué au cours de ses 10 ans de règne du Président Patrice Talon ?
Il serait fastidieux voire impossible de faire le point exhaustif des faits marquants de la gestion du président de la république. Tellement les faits sont si nombreux, immenses et effectifs qu’on ne peut qu’évoquer quelques-uns au cours de ce petit échange. Comme vous le savez déjà, le grand pilier de toutes ces réalisations ce sont les réformes structurelles, institutionnelles et politiques courageusement mises en œuvre dans plusieurs domaines.
A titre référentiel, on peut rappeler :
- la dématérialisation progressive et réussie de l’administration et de certains services publics. Le moindre exemple qu’on peut dire dans ce domaine est la facilité avec laquelle on peut aujourd’hui se faire établir certains actes administratifs depuis sa maison. L’exploit est formidable et exempte les béninois des tracasseries de tous genres auxquels il fallait faire face avant.
- La refonte fondamentale du système partisan béninois qui a permis de règlementer les créations fantaisistes des partis politiques et leur gestion transparente,
- La dépolitisation de l’administration publique. Les nominations à des postes techniques n’est plus une question de parrainage politique mais plutôt basées sur des compétences avérées.
- La lutte contre l’impunité qui était le terreau fertile de la corruption et de la mauvaise gestion. On observe aujourd’hui une crainte et une responsabilité accrue dans la gestion des deniers publics.
- L’assainissement des finances publiques. Grâce à cette réforme, notre pays arrive à mobiliser plus de ressources financières à l’interne plus que le passé pour financer les nombreuses réalisations visibles dans le pays.
- La fin des grèves intempestives dans l’administration publique. Le chapelet est trop long à réciter.
Parlant de la reforme politique, quelle appréciation faites-vous de la nouvelle constitution ?
Moi personnellement, je suis d’avis pour cette révision. Il y a une question que nous devons nous poser sur certains aspects de la révision notamment sur l’allongement du mandat présidentiel à sept ans renouvelable une fois. On dit souvent que rien ne vaut l’expérience. Qu’il vous souvienne que le président de la république avait parlé d’un mandat unique de cinq ans pour faire le job. Mais à l’évidence, il s’est objectivement avéré que les réalités de gouvernance sont autres et qu’il faut du temps pour les études de prospection, de recherche de financement, des étapes d’un long processus pour aboutir à mettre en œuvre un projet. Rien qu’à prendre ce seul volet, il faut se donner une marge de temps raisonnable pour la mise en œuvre du programme d’action de gouvernement d’un Président de la République. C’est cette réforme qui pourra mieux faire avancer le pays.
Madame Agnès Sagbo, quel était votre état d’âme quand vous avez appris les événements du 07 décembre ?
En interrogeant l’histoire politique de notre pays de 1960 jusqu’en 1972 en terme d’instabilité politique et sociale et ses conséquences pour le développement de notre pays et au regard de la position de notre pays d’aujourd’hui souvent cité en référence de modèle de démocratie et d’alternance démocratique au plan régional, tout béninois doit condamner avec fermeté et rigueur ce qui s’est passé le dimanche 7 décembre 2025. Personne ne doit plus penser ni envisager la prise de pouvoir par la force quels que soient les motifs. A la conférence nationale des forces vives de 1990, le peuple béninois dans son ensemble a déjà dit plus jamais au Bénin des actes attentatoires à la démocratie et à la stabilité politique et sociale, gage de tout développement. C’est pourquoi je condamne fermement ce coup de force heureusement déjoué grâce à nos forces de défenses et de sécurité. A voir ce qui se passe dans la sous-région avec l’insécurité sous toutes ces formes, imaginez la suite si le Bénin se replonge dans une nouvelle aventure hasardeuse de gouvernance militaire aux conséquences incalculables pour notre pays et en Afrique de l’ouest. Le bénin a déjà dépassé ce niveau. Il est de l’ordre normal des choses qu’il y est des divergences de vue dans une société humaine. Mais c’est par le dialogue, le respect des institutions et la sauvegarde des acquis démocratiques qu’on peut solutionner et régler progressivement les problèmes par la voie des urnes et non par la force. C’est pourquoi, notre mouvement de soutien à la candidature de WADAGNI et TALATA, J’AIME WADAGNI dont le coordonnateur national est l’honorable Robert CAKPO s’est joint aux autres mouvements pour dire non au coup d’Etat au Bénin à travers une gigantesque marche de soutien au chef de l’Etat le samedi 13 décembre 2025 à Cotonou. En tant que mère de famille, je ne peux que souhaiter la paix, rien que la paix pour mon pays.
J’Aime Wadagni est le premier mouvement à se mettre en ordre de bataille, juste après la désignation du duo WADAGNI-TALATA pour les présidentielles de cette année, croyez que Romuald Wadagni à la carrure de diriger le Bénin ?
Comme tous les béninois le constatent comme moi, WADAGNI, en tant que jeune cadre, a fait une expérience exceptionnelle de gestion des affaires de l’Etat, dans le gouvernement du président TALON. Toutes les réformes structurelles financières et économiques ayant permis les grandes réalisations que nous constatons tous sont de son œuvre. Les témoignages à l’interne et à l’international avec les nombreuses distinctions qu’on lui a décernées sont là pour s’en convaincre.
Fort de ce parcours professionnel et de cette compétence à l’échelle internationale, le chef de l’Etat avec le soutien de tous les partis de la majorité présidentielle et de toute la population, a jugé opportun de porter son choix sur le duo WADAGNI-TALATA. C’est un choix de compétence, d’expérience et de dynamisme pour pérenniser les bonnes réalisations en cours dans notre pays.
Quelles sont vos stratégies pour conquérir le pouvoir au soir du 11 avril 2026 ?
Dans notre mouvement, nous avons déjà pensé à une panoplie d’actions stratégiques devant contribuer à la prise de pouvoir par le duo WADAGNI-TALATA. Pour des raisons politiques internes à notre mouvement, souffrez que je ne puisse tout étaler dans cette tribune. Cependant, je vais juste évoquer trois axes de notre stratégie de mobilisation.
- Faire connaitre les réalisations à la population
- Montrer à la population qu’on ne plus commettre l’erreur du passé de reculer par des choix hasardeux
- Campagne de proximité pour mieux communiquer sur les enjeux de l’élection présidentielle de 2026.
Avez vous un appel à l’endroit du peuple Béninois ?
J’invite les populations à la sérénité et à l’esprit de patriotisme surtut en cette période électorale. Je profite de cette occasion que vous m’offrez pout souhaiter une bonne et heurese année à tout le peuple béninois et en particulier aux membtres du Mouvement j’Aime Wadagni
Merci Madame Sagbo
Merci monsieur le journaliste

