Bonjour Bénin 2017: Un beau spectacle du rire mais perfectible

Bonjour Bénin 2017: Un beau spectacle du rire mais perfectible

Bardol Migan, Ramanou Alédji et tout le staff de bénévoles qui ont sué pour l’organisation de la troisième édition du spectacle « Bonjour Bénin » tirent déjà les conclusions de la présente édition. Tenue samedi 14 janvier au palais des Congrès de Cotonou, elle s’est soldée sur des notes de satisfaction, quoique d’importants détails restent à parfaire.

Jeunes, engagés mais sans grands moyens, les organisateurs de « Bonjour Bénin » se sont échinés à offrir cette année encore une fête du sourire et de l’humour au public. Le pari de la tenue de la troisième édition du spectacle est gagné avec la présence effective, samedi dernier, de la plupart des comédiens et humoristes annoncés : Nana Ardo du Cameroun, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée Conakry, Judicaël Avaligbé, Giovanni Houansou, Caporal Djangoun, Parfait Viahynon… Deux grands absents néanmoins, Simplice Béhanzin alias Pipi wobaho et son alter égo Pierre Zinko alias Eléphant Mouillé, sont notés.

Sur la scène sobre bien colorée de la salle rouge du palais des Congrès de Cotonou, face à un public qui a pris son temps, remplissant les sièges à compte-gouttes, c’est Caporal Djangoun qui s’élance le premier. A peine visible au milieu de la large scène, il assène les premiers coups d’humeur de la soirée. La soirée commence, belle. Le public est content. Des rires fusent d’un peu partout, à mesure que passent les minutes. Du haut de ses 45 ans de métier dans l’armée (note d’humeur), auréolé d’un parcours d’humour qui se forge davantage au fil des années, cet habitué de « Bonjour Bénin » semble s’être tiré à bon compte. Ouverture réussie, le spectacle s’enchaîne. Se succèdent les artistes attendus, bons ou moins bons, car certains ont ennuyé pratiquement le public. Mais leurs défaillances ont été souvent comblées par d’autres, souvent des humoristes positionnés au bon moment pour éveiller et même réveiller le public devenu consistant vers la fin du spectacle. D’autres encore comme Elyfaz qui ont connu des entrées timides sur scène ont au finish épaté le public qui en voulait encore. De sa frêle silhouette, il a assuré un show que le public n’oubliera pas de si tôt. Idem pour Parfait Viahynon, pas très connu encore mais dont l’art rassure quant au talent qu’il abrite.

Faire mieux …