Boucle ferroviaire:Les Chinois reprendront le projet

Boucle ferroviaire:Les Chinois reprendront le projet

L’information a filtré du numéro en kiosque du magazine Lettre du continent. Petrolin, porteur du projet, et le Groupe Bolloré semble avoir trouvé un terrain d’entente autour de la réalisation du chemin de fer qui devrait relier le Bénin et le Niger. Ce qui de premier abord, permet aux uns et aux autres de se sauver la face, mais aussi et surtout de sauver ce géant projet qui devrait aider le développement de la sous-région.

En effet, le patron du Groupe Petrolin qui avait financé les études et était prêt à passer à la réalisation du projet, s’est montré déterminé à miner le terrain, devant la justice, pour empêcher le groupe français de réaliser ce projet qui devrait, à terme, rallier le Togo, la Cote d’ivoire, le Burkina , le Niger et le Bénin. Selon la Lettre du continent, les deux protagonistes devraient abandonner le projet, au profit d’entreprises chinoises, contre nécessairement d’importants dédommagements. Le dossier avait longtemps défrayé la chronique et une longue polémique s’en était suivi. Mais, avec la dextérité de Patrice Talon, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Après sa prise de fonction en avril 2016 on se souvient, Patrice Talon, n’avait pas caché son ambition de retourner le projet à son premier concepteur. D’où de nombreux voyages de négociation en France et au Niger, afin d’arrondir les angles. La crise était née, depuis 2015, autour de la réalisation du projet, après que l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni, l’ait presque chipé au magnat du pétrole Samuel Dossou, son compatriote qui l’avait soutenu en 2006, dans la bataille pour le pouvoir, pour le confier au groupe français Bolloré. Apparemment, l’entente semble être revenue autour du dossier. Samuel Dossou, le concepteur originel de ce projet devant relier Cotonou au Niger et l’homme d’affaires français, Vincent Bolloré, ont enfin trouvé un modus vivendi, grâce à la médiation du chef de l’Etat béninois. Finie la guéguerre qui a prévalu autour de la réalisation du projet boucle ferroviaire, ou épine dorsale de près 3000 km de chemin de fer qui devrait relier plusieurs pays de la sous-région et faciliter les échangés commerciaux.

A.T