
Chers collègues,
Je vous remercie bien sincèrement d’avoir répondu à l’invitation du groupe Parlementaire « l’Union Fait la Nation », pour une concertation urgente autour de la Lépi.
En effet, selon nous, la maitrise et la bonne gestion de la LEPI pose la question même de la stabilité de nos institutions et de la paix dans notre pays.
C’est sans doute la conscience d’un tel enjeu qui nous permet de nous retrouver tel que nous sommes aujourd’hui, et qui nous permettra, c’est du moins ce que nous espérons, d’aller jusqu’au bout d’une entreprise dont il ne faut pas cacher les difficultés.
Mon groupe avait proposé de nous retrouver le 17 mai 2012 pour la présente rencontre.
La présidente du Groupe Parlementaire « Nation et Développement », Madame Rosine Vieyra SOGLO a suggéré la date du vendredi 18 mai, parce qu’elle voyageait le samedi 19 mai 2012.
Le président du Groupe Parlementaire PRD/UN à suggéré la date du mardi 22 mai, qui faisait consensus dans un premier temps.
Mais, à la demande du président Grégoire LAOUROU, agissant au nom de la majorité parlementaire, c’est finalement ce jour, jeudi 24 mai 2012 que nous avons ensemble retenu.
Qu’avons-nous donc à faire ?
Il s’agit d’œuvrer, par tous les moyens, politiques, parlementaires, juridiques pour faire de la LEPI un instrument utile à notre peuple, à la consolidation de la démocratie, au renforcement des institutions, à la transparence de toutes les élections à venir, en 2013, en 2015, en 2016, en 2018, en 2019, de toutes les élections à venir, dans 20 ans, dans 50 ans !
Ce qui s’appelle LEPI aujourd’hui n’a pas cette qualité ; nous le savons tous, et tous, sans doute, nous le déplorons.
Il nous faut donc ;
Décider, par la loi, de la poursuite du processus d’établissement de la LEPI afin de corriger les graves insuffisances de l’outil actuel et de prendre en compte tous ceux que la loi prévoit comme devant y figurer.
De fiabiliser les données recueillies et de rassurer les populations par la transparence des nouvelles procédures et des résultats auxquels elles doivent aboutir.
A cette fin, nous aurons besoin de mettre sur pied une nouvelle commission politique de supervision, pour qu’elle opère efficacement, c’est-à-dire en toute confiance, la majorité et l’opposition doivent y être représentées également.
Dans une opération comme celle qu’il nous faut aujourd’hui pour avoir une LEPI honnête, transparente, si une partie, fut-elle majoritaire, peut tout dicter à l’autre, peut tout imposer à l’autre, la confiance est brisée, et l’opération sera vouée à l’échec.
Il nous faut une commission politique de supervision paritaire majorité-opposition, avec la participation active de la société civile.
Cette commission équilibrée, travaillant en toute transparence et dans la confiance, pourra choisir un ou des opérateurs qui l’aideront dans l’accomplissement de sa mission.
La reprise de la LEPI telle que nous le proposons et son aboutissement utile et transparent couteront sans doute beaucoup d’argent.
L’instrument actuel nous a couté, parait-il, des dizaines de milliards de francs.
Tant d’argent pour un tel résultat !!!
Nous en dépenserons beaucoup moins si nous respectons les règles de la priorité et de la transparence.
La `’Communauté Internationale’’, reconnait elle-même que notre LEPI actuelle ne peut pas servir pour des élections transparentes et crédibles, ni pour l’état civil, à moins qu’on y apporte des correctifs importants.
Même formulés en termes diplomatiques et prudents, le rapport de l’OIF est à cet égard, très instructif. il est même sans appel sur les efforts importants qu’il reste à consentir pour disposer d’une véritable LEPI.
’La Communauté Internationale’’ pourrait donc trouver utile et justifié de continuer à nous assister financièrement et techniquement.
Dans le cas contraire, à partir de quel montant pouvons-nous considérer que la paix et la, stabilité pour notre pays coutent trop cher ?
Chers collègues,
Voila les réflexions que j’ai voulu partager avec vous à l’ouverture de cette séance de concertation.
Je souhaite qu’elle soit la plus fructueuse possible
Merci beaucoup.
25-05-2012, La rédaction