
Les employés de Bénin contrôle étaient hier en sit-in pour exprimer leur mécontentement suite à l’interdiction de leur marche. Lors de cette manifestation, Victor Eklou, secrétaire général du Syntrabéco a dénoncé les autorités de la mairie de Cotonou.
Réunis au sein du Syndicat des travailleurs de Bénin control (Syntrabéco), les employés de Bénin control ont une fois encore levé le ton. Cette fois, Victor Eklou et ses collègues ont dit leur désapprobation à l’endroit des autorités de la ville de Cotonou qui en dépit de la disponibilité des forces de l’ordre à les encadrer n’ont pas voulu les autoriser à faire cette marche. C’est sans doute ce qui a amené Paul Essè Iko, secrétaire générale du Central Syndical des travailleurs du Bénin venu pour soutenir les manifestants à demander si le Bénin est un régime d’autorisation des marches ou un régime de déclaration des marches. De son côté, Victor Eklou a rappelé les nombreuses démarches de son mouvement syndical pour requérir l’autorisation des autorités de la ville afin d’initier leur marche de protestation. C’est après quoi le Sg du Syntrabéco a invité le président de la République Boni Yayi et l’opérateur économique Patrice Talon qui se trouve être leur employeur à s’entendre pour le dénouement de la crise qui les oppose. Tout de même, il a précisé qu’en dépit de toute autorisation, le syndicat qu’il dirige et qui est décidé à aller jusqu’au bout tiendra lundi prochain leur marche de protestation.
Rodrigue K. Tokpodounsi