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Situation des débiteurs du Fnpeej : A quoi joue le gouvernement ?

Situation des débiteurs du Fnpeej : A quoi joue le gouvernement ?

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Lors du conseil des ministres du 13 octobre dernier, le gouvernement a donné un ultimatum de trois mois à compter du 1er novembre aux débiteurs du  Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej). Ainsi, ils ont jusqu’au 31 janvier 2018 pour rembourser leur dette. Passé ce délai, ils seront soumis à un recouvrement forcé conformément aux textes régissant chaque catégorie de débiteurs. Ainsi libellé, le gouvernement montre sa volonté de renflouer les caisses de cette structure étatique. Une Initiative louable dans un contexte de lutte contre l’impunité. Seulement, une zone d’ombre pointe au tableau et peut faire douter de la sincérité de l’engagement du gouvernement de la Rupture.

La dernière liste des débiteurs du Fnpeej que la structure a elle-même publié date de 2011. Christophe Vignigbé et ceux qui l’ont précédé à la tête du Fnpeej avaient mis la pression aux débiteurs en publiant leurs noms et les sommes dues dans les médias afin de les contraindre à venir régulariser leur situation.  Mais le résultat était mitigé du fait que la majorité des débiteurs de la première phase (2008-2012) sont des agents de l’Etat, ou des cadres qui ont intégré la fonction publique. Soutiens du régime d’alors, certains, se sentant certainement protégés, n’ont pas cru devoir s’exécuter. Déjà le 25 janvier 2017, le dossier Fnpeej a été traité en conseil des ministres. Un premier point fait état d’un taux de remboursement de 39,2% en août 2016 contre une norme de 95%. De janvier à octobre, 10 mois se sont écoulés. Qu’est-ce qui s’est donc passé durant tout ce temps ? Quelle est la situation actuelle des débiteurs du Fnpeej ? Certains n’ont-ils pas soldé leur dette ? Autant de question qui demeurent en suspens. Quand on sait que les mêmes débiteurs insolvables se sont empressés de déclarer leur soutien au nouveau régime, on peut se demander ce qui a pu se passer dans les coulisses durant ces dix longs mois pour que la Rupture décide aujourd’hui de rouvrir ce dossier avec un ultimatum de trois mois à l’endroit des débiteurs. Quoi qu’il en soit, nul ne peut dire aujourd’hui avec exactitude si les mêmes dont les noms avaient été publiés continuent toujours de devoir à l’institution. En cela, besoin de transparence oblige, le Fnpeej version Talon devrait publier à nouveau la liste de ceux qui doivent. Seule une telle liste actualisée, pourra permettre de faire en son temps le point de ceux qui restaient devoir et que le gouvernement de la Rupture a contraint à payer. Sans un tel instrument pour juger de la transparence de cette action, ce sera une lutte en demi-teinte contre l’impunité.

M.M