Faisant le point d’étape de la lutte contre la cybercriminalité au Bénin, les autorités policières et judiciaires, au cours d’un point de presse animée conjointement vendredi dernier à Cotonou, ont…

Selon les autorités policières et judiciaires :456 jeunes interpellés pour pratique de cybercriminalité au Bénin

Selon les autorités policières et judiciaires :456 jeunes interpellés pour pratique de cybercriminalité au Bénin

Faisant le point d’étape de la lutte contre la cybercriminalité au Bénin, les autorités policières et judiciaires, au cours d’un point de presse animée conjointement vendredi dernier à Cotonou, ont indiqué que la lutte déclenchée depuis quelques semaines contre la cybercriminalité dans le pays, a permis de mettre aux arrêts 456 jeunes âgés de 18 à 25 ans.

Selon les détails révélés par le directeur général de la police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, 110 interpellations sont intervenues dans le département de l’Atlantique, 113 dans l’Ouémé, 11 dans le Couffo, 25 dans le Zou, 03 dans les Collines, 14 dans le Borgou, 02 dans la Donga et 20 dans le Mono tandis que l’Office central de répression contre la cybercriminalité (Ocrc) en a interpellé 158.
Au niveau des parquets généraux, il y a des cas de procédures déférées devant les chambres de flagrant délit et les cabinets d’instruction, des cas de détention, des personnes poursuivies avec ou sans mandat de dépôt, a expliqué en outre, le procureur général près de la cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita.
Dévoilant les modes opératoires de ces cybercriminels, Emmanuel Opita a souligné que ceux-ci recourent souvent à la romance, à des propositions de ventes d’articles fictifs, à l’usage de fausse identité, de fausse qualité, de fausse entreprise de marché d’or, de falsification de passeport ou autres documents de voyage, de fausses offre de prêt d’argent, à des pratiques de charlatanisme dans le but de garantir le succès de l’entreprise frauduleuse.
« Ces individus interpellés dans les cas de cybercriminalité créent à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable des faux comptes sur les réseaux sociaux », a fait remarquer le procureur général, Emmanuel Opita qui précise par ailleurs que face à la recrudescence de ce phénomène, les juridictions ont fait recours à l’article 120 de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et infractions connexes.
Cette disposition légale, souligne-t-on, fixe la peine de 05 à 10 ans d’emprisonnement avec une amende de 5 millions à 50 millions de FCFA.
Le directeur général de la police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, a saisi l’occasion de ce point de presse pour inviter toutes les victimes ou toute personne ayant constaté dans son cadre de vie, des activités illicites ou suspectes de la part de quelqu’un, à contacter le numéro vert 116 ou envoyer via Whatsapp, une alerte au 64004646.

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