En marge de l’Assemblée générale ordinaire du Syndicat National des Agents du Trésor Public de Côte d’Ivoire (SYNATRESOR) qui aura lieu du 6 au 7 juillet à Yamoussoukro, une assemblée…

Abidjan abrite l’assemblée générale constitutive de l’Union syndicale des travailleurs des Trésors Publics de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine

Abidjan abrite l’assemblée générale constitutive de l’Union syndicale des travailleurs des Trésors Publics de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine

En marge de l’Assemblée générale ordinaire du Syndicat National des Agents du Trésor Public de Côte d’Ivoire (SYNATRESOR) qui aura lieu du 6 au 7 juillet à Yamoussoukro, une assemblée générale constitutive de l’Union syndicale des travailleurs des Trésors publics (USTTP) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) s’est tenue ce jour au siège de la dite représentation syndicale.

Karim Ouattara, Secrétaire Général du SYNATRESOR, a salué le déplacement de ses paires qui témoigne de leur attachement au sacerdoce qui consiste à se mettre à la disposition des autres en œuvrant constamment pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et de leurs collègues. «A l’invitation de notre camarade Maïga Aguissa, Secrétaire général du Syndicat national du Trésor du Mali, cinq syndicats issus de cinq pays de notre union économique et monétaire à savoir, le Mali, le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso et la Côte d’Ivoire se sont accordés sur la nécessité de fédérer nos énergies en vue de mettre en place une politique commune de défense des droits de nos travailleurs. A cet effet, le manifeste devant dorénavant régir la nouvelle collaboration entre ces différentes organisations a été adopté à l’unanimité des syndicats présents et a été ratifié par le camarade Inoussa, portant à 6 le nombre de pays membres de notre future union, » a expliqué Karim Ouattara.

Pour le Secrétaire Général sortant du SYNATRESOR, le 4 juillet marque la prise de conscience des travailleurs du Trésor public de la nécessité de s’unir pour mieux porter leurs voix auprès des autorités en charge des prises de décisions communautaires, régissant les pays. Selon lui, au regard de la fragilité des économies et face aux défis nouveaux d’une globalisation de plus en plus inhumaine et sans état d’âme, les pays ont jugé utile de se constituer en un espace économique et monétaire commun, afin de juguler par une résilience forte les chocs auxquels sont constamment exposés les populations. Il a affirmé que les différentes politiques communes établies ne prennent souvent malheureusement pas en considération l’avis des travailleurs des secteurs publics dans la prise des directives et autres règlements.

Les objectifs de ce nouvel outil sont entre autres, défendre les intérêts professionnels, matériels et moraux des travailleurs, veiller à l’application effective de la directive numéro 1/2009/CM :UEMOA du 27 mars 2009 portant code de transparence dans la gestion des finances qui octroie un statut particulier aux agents des administrations financières publiques, veiller à l’application des autres directives et règlements communautaires, participer aux efforts d’intégration des pays de l’UEMOA et participer à l’atteinte des objectifs de performances des administrations.

Enfin les moyens d’actions qui prônent la négociation et le dialogue constructif dans la confiance mutuelle seront réaffirmés dans les statuts qui seront adoptés les Secrétaires généraux, ce jour pour rassurer les partenaires de leur volonté manifeste de toujours agir aussi bien dans l’intérêt des administrations que dans celui des travailleurs. Pour rappel, les organisations syndicales de l’UEMOA se sont réunies à Bamako, le vendredi 11 mai 2018 et ont pris l’importante décision, à travers la signature d’un manifeste de créer un outil commun de lutte.

P. R.

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