La journée de ce jeudi, 25 décembre 2019 sera décisive pour l’activiste Franco-béninois Kemi Seba. Et pour cause, poursuivi et gardé à vue depuis cinq jours au Burkina-Faso pour ‘’offense…

Accusé d’outrage au président Burkinabè : Kemi Seba fixé sur son sort ce jour

Accusé d’outrage au président Burkinabè : Kemi Seba fixé sur son sort ce jour

La journée de ce jeudi, 25 décembre 2019 sera décisive pour l’activiste Franco-béninois Kemi Seba. Et pour cause, poursuivi et gardé à vue depuis cinq jours au Burkina-Faso pour ‘’offense et outrage au Président Roch Marc Christian Kaboré ’’, il sera présenté au procureur dans la journée d’aujourd’hui, quitte à ce dernier de décider de son sort.

 

Sera-t-il inculpé ou relaxé ? Pour l’heure, rien n’est si sûr. Autrement dit, tout dépendra de la décision du procureur à qui Kemi Seba sera présenté ce jeudi. Arrêté par la police Burkinabè depuis le 21 décembre dernier, le président de l’Ong Urgences panafricanistes séjourne depuis lors, au commissariat de police de Ouagadougou. Tout est en effet parti de certains propos du détenu à travers lesquels il a dénoncé avec véhémence, la soumission des chefs d’Etats africains au néocolonialisme français. Lesquels propos ont été en retour qualifiés d’outrageants, à l’endroit du Chef de l’Etat Burkinabè. Ce qui a donc conduit à l’arrestation de Kemi Seba. Mais avant,  le Président Français Emmanuel Macron s’était déjà plaint des mouvements d’opposition anticolonialistes qui selon lui, contrastent avec la lutte contre le djihadisme au Sahel. «Je vois des mouvements d’opposition, des groupes qui dénoncent la présence française comme une présence impérialiste néocoloniale […] Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-français. Je ne peux pas accepter d’envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande [de présence française] n’est pas clairement assumée», a-t-il déclaré aux côtés de son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. De ce fait, beaucoup accusent le président burkinabè d’avoir satisfait aux ‘’désidératas’’ d’Emmanuel Macron, en procédant à l’interpellation du Kemi Seba. Alors même que ce dernier considérait jusque-là le Burkina-Faso, comme étant la capitale du panafricanisme.

 

J.G