Dans le contexte actuel de réformes profondes dans le secteur de la santé afin de garantir des soins de qualité aux patients, le personnel de certains centres hospitaliers notamment les…

Hôpital de zone d’Abomey-Calavi: Comment des sages-femmes se fichent de la vie des patients…

Hôpital de zone d’Abomey-Calavi: Comment des sages-femmes se fichent de la vie des patients…

Dans le contexte actuel de réformes profondes dans le secteur de la santé afin de garantir des soins de qualité aux patients, le personnel de certains centres hospitaliers notamment les sages-femmes continuent de mettre délibérément en danger la vie des patients, des femmes enceintes et des enfants. A l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, des sages-femmes ont simplement abandonné des patients en cas d’urgence pour s’adonner à des commérages…

Environ cinq ou six sages-femmes vêtues de blousons médicaux et deux ou trois autres en tenue civile (elles ne sont pas de garde) se retrouvent dans un couloir de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi pour dialoguer et ricaner pendant que des femmes enceintes gémissent sur des tables d’accouchement, des patients se plaignent dans leur lit. Ces sages-femmes discutent des choses insignifiantes voire insensées alors que des patients sont en train de s’éteindre à petit feu dans les salles d’hospitalisation, sur les tables d’accouchement et autres. C’est le triste spectacle qu’un garde-malade a vécu la semaine dernière à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi. A l’en croire, il s’agit d’une habitude souvent dénoncée chez les sages-femmes et médecins de cette formation sanitaire. De vilaines pratiques qui démontrent combien ce personnel soignant se fiche totalement du sort, de la vie des patients pourtant venus à la quête du bien-être. Que les patients meurent ou se tirent d’affaire, tout semble indiquer que les sages-femmes et médecins s’en moquent bien dans cet hôpital. De la négligence au manque de courtoisie, ces derniers sont encore loin d’être des “sauveurs de malades“. En effet, ce comportement révèle effectivement que ces sages-femmes sont quotidiennement attachées aux commérages au point où celles qui ne sont pas de service décident de se rendre à l’hôpital pour bavarder, divaguer. Et c’est bien déplorable que de pareilles pratiques s’observent dans une formation sanitaire publique alors que des vies sont en jeu. Selon nos investigations, des plaintes se font récurrentes concernant cet hôpital de zone. Comment explique-t-on des morts d’enfants et de femmes enceintes ? Comment explique-t-on le fait que des malades décident de quitter Abomey-Calavi pour se soigner à Cotonou ou Allada ou encore dans une clinique privée ? Autant de questions qu’il convient de se poser face à de tels actes irresponsables de la part des sages-femmes et médecins d’un si grand hôpital. C’est incompréhensible que des patients soient abandonnés ainsi malgré l’urgence de certains cas. Il urge que les autorités compétentes notamment le ministre de la santé et le directeur départemental de la santé prennent leurs responsabilités et que des mesures disciplinaires soient prises à l’encontre de ces agents de santé. De plus, selon des témoignages recueillis, il ressort que sur les cinq caisses  dont dispose l’hôpital, seule une caisse fonctionnait ce jour. Et le comble, la seule caissière, elle aussi intéressée par les débats, a dû mal faire une facture (surfacturée). Une facture qui sera corrigée par la suite par une autre caissière. Quant au numéro vert mis à la disposition du public pour dénoncer de telles pratiques dans les hôpitaux, le patient estime avoir appelé sans réponse à maintes reprises. Situation déplorable à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi. Les autorités béninoises sont vivement interpellées !

M.M

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