La salle d’alphabétisation de Parakou a accueilli, le week-end dernier, la première édition de l’Open de taekwondo dans le Septentrion. Cette compétition organisée par la Fédération béninoise de taekwondo fait…

Open de taekwondo de Parakou: Une entrée en matière réussie en attendant le prochain championnat

Open de taekwondo de Parakou: Une entrée en matière réussie en attendant le prochain championnat

La salle d’alphabétisation de Parakou a accueilli, le week-end dernier, la première édition de l’Open de taekwondo dans le Septentrion. Cette compétition organisée par la Fédération béninoise de taekwondo fait suite à celle qui a eu lieu à Porto-Novo, une semaine plus tôt. Elle a connu la participation de nombreux athlètes qui se sont affrontés dans les catégories minimes, cadets, juniors et seniors que ce soit chez les garçons que chez les filles.

Il y a longtemps que la ville de Parakou a connu de grands rendez-vous au niveau du taekwondo. L’organisation de la première édition de l’Open de taekwondo a suscité la grande mobilisation des pratiquants de cet art martial dans le Septentrion.
Présents aux côtés du président de la Fédération béninoise de taekwondo, le général François Kouyami, le représentant du préfet, Eugène Agboton, et le premier adjoint au maire, Ibrahim Chabi Mama, ont loué le choix porté sur la ville de Parakou pour accueillir cette compétition. Après l’ouverture par le président de la fédération, les combats ont commencé dans les différentes catégories.
Appréciant leur niveau, le général François Kouyami a indiqué que le taekwondo se porte de mieux en mieux. « Notre objectif, c’est d’arriver à décrocher beaucoup de médailles sur le plan international et de faire inscrire la plupart de nos athlètes pour les Jeux africains ensuite, les Jeux olympiques dans quatre ans », a-t-il indiqué. « Pour ce faire, nous devons nous mettre sérieusement au travail. C’est la raison pour laquelle nous essayons de parcourir le pays pour faire connaître davantage la discipline aux populations afin qu’elles la pratiquent et que beaucoup de valeurs émergent», a rassuré le président. « Nous étions, il y a quelques jours, à Porto-Novo. Parakou étant la plus grande ville dans le septentrion, il était normal que nous fassions d’elle la deuxième grande ville du taekwondo au Bénin », a expliqué le général François Kouyami.
Organisé du 5 au 6 août à Parakou, cet open a donc permis de mettre en compétition les pratiquants des deux sexes du taekwondo dans le Septentrion, au niveau des différentes catégories. Ce n’est pas la fédération qui les a inscrits. L’occasion leur a permis d’évaluer leur niveau. « L’année prochaine, nous allons revenir à Parakou. J’annonce déjà que le prochain championnat se fera dans cette ville », a-t-il promis?

Emu de revoir une de ses anciennes œuvres
Un acte que le président de la Fédération béninoise de taekwondo, le général François Kouyami, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, a eu à poser aux temps fort de la Révolution à Parakou, c’est la grande salle d’alphabétisation en face du stade municipal de la ville. « C’est moi qui l’ai construit dans les années 1977 et 1978, grâce au financement de la Suisse », confie-t-il tout ému et content de le retrouver, même si le bâtiment est aujourd’hui dégradé. « C’est évident que plus de quarante ans après, qu’il accuse le poids de l’âge. Mais à partir du moment où on continue de l’utiliser, une couche de peinture lui ferait énormément du bien », a conseillé le général. En dehors de cette salle, il a initié et construit le Hall des sports, devenu aujourd’hui le Hall des arts, des sports et loisirs de Cotonou. « J’ai veillé à ce qu’il soit construit en moins de six mois pour permettre au Bénin d’accueillir le premier Championnat africain de tennis de table », se rappelle-t-il. En tant qu’ancien ministre des Sports, il a également participé au démarrage des travaux de construction du stade de l’Amitié, puis à la rénovation de nombreux stades. « J’ai de mes œuvres qui sont là et qui parlent. Je n’ai pas besoin de m’en orgueillir », a également laissé entendre l’ancien ministre sous Mathieu Kérékou, au temps fort de la Révolution?
M.G.

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