Le nom de Yayi Boni est injustement cité dans la nouvelle affaire Cajaf-Comon qui défraie depuis peu la chronique. Il s’agit simplement d’un plan visant à salir l’image de l’ancien…

Attaques contre l’ancien Chef de l’Etat dans le dossier Comon Sa : Et si on collait enfin la paix à Yayi ?

Attaques contre l’ancien Chef de l’Etat dans le dossier Comon Sa : Et si on collait enfin la paix à Yayi ?

Le nom de Yayi Boni est injustement cité dans la nouvelle affaire Cajaf-Comon qui défraie depuis peu la chronique. Il s’agit simplement d’un plan visant à salir l’image de l’ancien président de la République qui a marqué de nombreux Béninois.

Il n’y a pas de doute. Le régime de la Rupture est toujours aux trousses de l’ancien président Yayi Boni. Ses détracteurs n’ont pu résister à la tentation de mêler son nom à un nouveau dossier. Or, on ne peut comparer la gestion du régime défunt et celle décriée depuis avril 2016 par le peuple. Certaines personnes évoquent depuis quelques jours une lettre du ministre Idriss Daouda au Président de la République dans le dossier Tva qui oppose l’Etat à la société Cajaf-Comon. Mais le peuple n’a pas jusque-là connaissance de son contenu. C’est un pur montage pour évoquer le nom de l’ancien président. En réalité, l’administration publique avait joué sa partition. Elle avait résisté face aux prétentions du patron Sébastien Ajavon. Ce dernier a saisi la justice qui lui a donné raison. Les actes de certaines personnes impliquées dans le dossier à savoir des agents de la direction générale des Douanes, des ministres et des diplomates, ont dû influencer la justice. Le Président de la République étant le garant de l’exécution des décisions de justice avait-il d’autres choix que de négocier? En tout cas, face à la triste réalité, le gouvernement ne pouvait que limiter les lourdes conséquences de la décision judiciaire. Sébastien Ajavon exigeait en effet 55 milliards de F Cfa. On ne pouvait que négocier pour ne pas assécher les caisses publiques. Dans ce dossier, l’ancien ministre Idriss Daouda avait-t-il dénoncé l’autorisation donnée par son prédécesseur Soulé Mana Lawani et le directeur général des douanes de l’époque, Hyppolite Djègou qui ont pu peut-être accorder des facilités à Sébastien Ajavon? Visiblement non. Alors soutenir aujourd’hui que les dossiers fournis à la justice sont des dossiers falsifiés n’est pas responsable. Si c’était le cas, la crédibilité de la justice poserait problème. L’autre question à clarifier, c’est celle liée à la lettre des fiscalistes. Les négociations initiées par le gouvernement ont bien des fondements. Les textes autorisent l’initiative, et seul le ministre des Finances peut donner la dérogation pour sortir de l’impasse. L’initiative avait été prise sur recommandation des professionnels des impôts ayant traité l’épineux dossier sous le contrôle de Jonas Gbian alors ministre des Finances. Aujourd’hui beaucoup oublient les récriminations de Sébastien Ajavon contre le régime Yayi. Pis, à l’époque, il était encouragé par ceux-là même qui l’accusent aujourd’hui d’avoir falsifié les documents. Pour eux, l’objectif était de déstabiliser le régime du Changement afin de s’emparer du pouvoir. L’objectif a été atteint. Mais l’homme d’affaires Ajavon est diabolisé. Le développement que connaît actuellement cette affaire doit tout de même susciter des questions puisque, Patrice Talon avait fait exécuter pendant certains temps la décision de justice qui donnait raison à Sébastien Ajavon. Pourquoi soulève-t-on alors une affaire de faux documents? Assurément, le gouvernement en difficulté veut continuer à vilipender des opposants imaginaires. Il faut nécessairement salir le gouvernement de Yayi Boni et Sébastien Ajavon pour détourner l’attention du peuple affamé.

M.M