Beaucoup s’attendaient à être édifiés sur les dossiers qui l’accablent à la suite de sa récente sortie politique du samedi 8 septembre 2018, mais Komi Koutché est resté transparent. Ses…

Dossiers de poursuites d’anciens ministres au Parlement:Vaine stratégie de victimisation de Koutché

Dossiers de poursuites d’anciens ministres au Parlement:Vaine stratégie de victimisation de Koutché

Beaucoup s’attendaient à être édifiés sur les dossiers qui l’accablent à la suite de sa récente sortie politique du samedi 8 septembre 2018, mais Komi Koutché est resté transparent. Ses élucubrations face à ses concitoyens des Usa frisent la victimisation politique.

Les forts résistent, endurent et gagnent. Le Bénin a connu des hommes debout malgré la tempête. Les opposants d’aujourd’hui ont beaucoup à apprendre de ces figures de la résistance qui existent encore au Bénin. La dignité a un nom, les faibles doivent finalement se cacher. Lorsqu’on s’appelle Komi Koutché et qu’on est conscient qu’on n’a vraiment rien fait, et qu’on n’a envie de laver son honneur, on ne s’exile pas. Les faits reprochés à l’ancien ministre des finances sont si graves qu’il ne lui reste rien d’autre que de prendre le premier vol et venir se défendre devant les tribunaux au Bénin. Il ne s’agit même pas d’un acte de courage, c’est simplement du bon sens. Lorsqu’on sait au fond de soi qu’on n’a rien à se reprocher, on ne fuit pas la justice. Dans le dossier Cnss, Laurent Mètongnon et compagnie pouvaient aussi fuir et clamer qu’ils sont des exilés politiques. Pourtant, ils sont restés. Ils ont été trainés devant la justice jusqu’à la reddition. Le verdict est de cinq ans, mais le temps fera son œuvre si tant est que parmi eux certains n’ont vraiment rien fait.C’est un acte de courage. Il y a quelques années,  Alain Adihou a été enfermé sur instruction de Yayi Boni. Il a perdu des années en prison sans procédure, mais le temps a fini par lui donner raison. Ce sont des exemples de dignité et de courage. Rester ferme et digne tel doit être la devise. Komi Koutché n’a plus rien d’autre à faire que de venir défendre son honneur. Si l’ancien argentier national hésite à venir, c’est parce qu’il se reprocherait certainement des choses. On sait que les dernières années du régime Yayi n’ont pas été orthodoxes et qu’à l’époque, Komi Koutché était aux affaires. Les soupçons en ce temps ne l’épargnaient pas vraiment. On comprend donc qu’il serait vraiment périlleux pour lui de venir au pays pour se justifier. Le faire serait permettre à l’opinion de savoir clairement et dans les détails ce qu’il a fait. Il perdra sûrement  l’aura politique qu’il a. Ces actes parleront contre lui. Koutché aura donc du mal à se relever. Certains diront que tous ces arguments sont saugrenus et que Komi Koutché s’est rendu à la justice il y a quelques mois et a même accordé une interview à la presse. On peut de bonne foi croire les défenseurs de cette cause, mais il faut juste noter que se rendre à la justice à une heure indue (qui n’est pas une heure de travail) et se précipiter pour disparaître n’est pas un acte de courage. On y reviendra. La seconde explication qui peut justifier l’exil du puissant jeune d’hier, c’est certainement la peur de la prison.Lorsqu’on se reproche des choses et qu’on se présente devant le Juge, on a la certitude qu’on ne rentrera pas à la maison. L’un (l’évidence des soupçons) entrainant l’autre (la détention), on peut comprendre la peur légitime de l’homme. On n’ose pas (alors même que l’ancien argentier bénéficie pleinement de la présomption d’innocence) être tenté de dire que son attitude explique clairement qu’il n’est pas véritablement sain dans le dossier, mais on est constamment contraint à l’envisager.

 Le détour facile de la victimisation

Avec le développement de l’actualité et les procédures en cours contre ses amis, Komi Koutché voit son sort en passe d’être scellé. L’homme est assez intelligent pour le savoir et c’est de bonne guère qu’il multiplie les actions. Loin de le disculper, sa sortie n’est qu’un montage politique qui n’a pour seule visée que de le présenter comme  victime d’acharnement. Koutché veut jouer sur la sensibilité des Béninois. Pour réussir le coup, il fait usage de toutes les formes de mensonge.  » Allez au Togo à côté aujourd’hui, vous avez des exilés béninois. Vous avez des réfugiés économiques, des réfugiés politiques au Togo ». Drôle d’arguments.  En plus de jouer à la victime et surfer sur la sensibilité du peuple, Komi, à travers sa sortie, est dans une forme de pression politique à l’Assemblée nationale. Le jeune argentier d’hier qui est un ancien collègue de certains députés du Bmp tente une action de charme pour dissuader certains parmi eux. Le jeu est bien connu et l’homme ne s’en prive plus. Mais pourquoi faire tout cela quand au fond de soi, on n’a rien à se reprocher? C’est la grande question à laquelle on ne réussit pas à avoir de réponse. On espérait voir ‘’un’’ Komi Koutché ferme qui clame son innocence et défie ses accusateurs. On s’attendait à voir Komi Koutché confiant serein et décidé à faire toute la lumière sur le dossier en question. Malheureusement sa sortie a prouvé le contraire. C’était une logue litanie de lamentations puériles qui montre ‘’un Komi’’ qui fait finalement profil-bas devant le Président de la République. Il dit même qu’il veut sauver le Chef de l’Etat comme s’il lui a été dit qu’il est en difficulté. L’attitude de l’homme cache vraiment des choses. Komi Koutché est à la peine.

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