Cotonou accueille depuis ce mardi 7 mai, la rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre….

Santé reproductive, maternelle, infanto-juvénile: De nouveaux horizons explorés à Cotonou

Santé reproductive, maternelle, infanto-juvénile: De nouveaux horizons explorés à Cotonou

Cotonou accueille depuis ce mardi 7 mai, la rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’évènement est axé sur le thème, « un partenariat pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents en Afrique : renouveler l’engagement de Muskoka pour l’accès à la santé pour tous ».

La problématique de la santé de la mère, de l’enfant et des adolescents focalise l’attention des acteurs et décideurs à Cotonou. C’est dans le cadre d’une rencontre régionale de haut niveau qui dure 48 heures.
Elle constitue un tremplin pour les participants de partager leurs expériences en vue d’une optimisation des investissements en santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents. Elle permettra de poser les jalons de consolidation et de la structuration des modèles et initiatives au profit des cibles.
La rencontre de Cotonou balise le terrain pour de nouvelles perspectives dans le domaine de la santé de reproduction et intègre un paquet d’interventions soutenues par le Fonds français Muskoka.
« C’est une occasion pour les huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo, bénéficiaires dudit fonds, d’exposer les avancées enregistrées, les difficultés rencontrées et les leçons découlant des interventions à haut impact mises en œuvre pour améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents, dans l’optique de contribuer à l’orientation des futurs engagements des partenaires », souligne le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Selon lui, les interventions du Fonds français Muskoka apparaissent comme des leviers solides pour l’atteinte d’une meilleure santé pour les femmes, les enfants et les nouveau-nés. Grâce à ce financement, soutient-il, des résultats palpables ont été enregistrés au profit du système sanitaire béninois.
« Au Bénin, Muskoka a permis le renforcement du plateau technique d’hôpitaux, le développement de microprojets relatifs à la planification familiale et à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents »,
se réjouit-il.

Disparités

Ce dispositif est d’autant plus pertinent que l’Afrique se trouve confrontée à de gros défis sur le plan de la santé de la mère et de l’enfant. « L’Afrique de l’Ouest et du Centre est disproportionnellement affectée en comparaison avec d’autres régions du monde. 42% des décès maternels, 30% des décès d’enfants, 30% de la malnutrition infantile et 36% des enfants non scolarisés du monde se trouvent dans cette région », révèle le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingue Ngom.
Il s’attarde sur les disparités auxquelles des réponses urgentes doivent être trouvées : « Dans la région, une femme court 120 fois plus de risque de mourir de complications liées à la grossesse qu’une femme vivant dans un pays développé ; un enfant né dans un pays développé a 20 fois plus de chance de fêter son cinquième anniversaire qu’un enfant né en Afrique de l’Ouest et du Centre ».
Sur ces préoccupations, l’ambassadeur de France au Bénin, Véronique Brumeaux se veut plus illustrative : « L’Afrique affiche des ratios de mortalité maternels et infanto juvénile les plus élevées au monde avec en 2017, environ 542 décès maternels pour cent mille naissances vivantes et 74 décès d’enfants de moins de 5 ans pour mille naissances vivantes ». Ces données engagent collectivement les acteurs.
La France en fait sa priorité. D’où le Fonds Muskoka. « L’originalité du dispositif Muskoka tient à ce qu’il combine le financement d’acteurs multilatéraux et des interventions à hauts impacts auprès des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre les plus touchés par la mortalité maternelle et infantile, le manque d’accès à la contraception et la malnutrition », soutient l’ambassadeur de France.
Le renouvellement du Fonds Muskoka apportera de l’oxygène à l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui enregistre de gros défis dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant.